01/04/2008

L’Atelier Constantin Brâncuşi

Brancusi - Atelier

Brancusi Le baiserLors de mes dernières pérégrinations à Paris, au début du mois de janvier, j’ai enfin pris le temps de visiter ce petit musée aux pieds du Centre Georges Pompidou.

Pénétrer dans ce lieu si calme, lui qui reproduit en fin de parcours l’atelier de l’artiste, est assez surprenant. Surprenant en effet d’entendre dans ma tête les machines, burins et autres maillets exposés, pourtant inertes, telles les sculptures.

Surprenant de découvrir une paix salutaire pour apprécier son art abstrait. Avec délice et étonnement.

J’adore.

Et en plus, la visite est gratuite !

 

20:48 Écrit par C'est bon, je poste. dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : brancusi, sculpture, art abstrait, rodin, centre pompidou |  Facebook |

31/12/2007

La Civilisation, ma Mère! ...

La Civilisation, ma mère - Driss ChraïbiCommentaires de l’éditeur :

Deux fils racontent leur mère, à laquelle ils vouent un merveilleux amour. Le plus jeune d'abord, dans le Maroc des années 30. Menue, fragile, gardienne des traditions, elle est saisie dans des gestes ancestraux, et vit à un rythme lent, fœtal. Radio, cinéma, fer à repasser, téléphone deviennent des objets magiques, prétextes d'un haut comique. Puis Nagib, le frère aîné, prend le relais. Durant les années de guerre, la mère s'intéresse au conflit, adhère aux mouvements de libération des femmes et, globalement, de son peuple et du Tiers Monde. Elle en est même le chantre. Elle sait conduire, s'habille à l'européenne, réussit tous ses examens. Elle est toujours semblable: simple et pure, drôle, et toujours tendre.

 

Une histoire bourrée d’humour racontée par deux fils qui, dans le dos de leur père, vont décider de sortir leur mère de la prison-tradition familiale dans laquelle celle-ci est enfermée depuis l’âge de treize ans, époque où elle s’est mariée. Incrédule « martienne » découvrant émerveillée la modernité et qu’il y a un monde au-delà de la porte de sa maison-prison, elle tente de rattraper le temps perdu par sa vivacité, son esprit brillant et curieux avec l’aide de ses fils gentiment rebelles.

Articulé autour de l’Etre et de l’Avoir, cette histoire en deux temps ravira les curieux et étonnera voire déconcertera les esprits étriqués que nous sommes trop souvent devenus. Un agréable moment à passer sous la plume joyeuse de l’auteur, Driss Chraïbi, né en 1926 à Al-Jadida, au Maroc. Il a fait des études arabes et françaises, puis des études de chimie à Paris. Il a écrit pendant trente ans pour la radio, notamment pour radio-Culture. La Civilisation, ma mère !... est son cinquième roman.

 

Petit morceau choisi ; dialogue entre le fils et son père qui ouvre enfin les yeux :

- Tu traduis en termes violents mes sentiments polis. Mais admettons. Or, rien ne lui est passé, elle a continué d'aller de l'avant et je n'ai pas eu à la consoler, à assumer mon rôle de protecteur, comme je l'avais espéré.

- Alors tu t'es consolé tout seul? Tu t'es pris sur tes genoux et tu t'es chanté une berceuse?

- Si tu veux - bien que je sois en train de discuter avec toi à cette heure, et non de jouer au rugby. Non, mon fils, je n'ai pas eu à me consoler comme tu dis. Mes yeux s'étaient ouverts, je m'étais brusquement rendu compte que ta mère était, à elle seule, la conscience d'un monde inconscient.

- C'est elle qui t'a consolé en fin de compte? hein, Pa?

- Oui. A la voir ainsi, de plus en plus vivante, je me suis pris à espérer, puis à croire. Sais-tu pourquoi notre société islamique, après des temps de gloire, est devenue à la traîne du monde entier?

- Laisse-moi réfléchir un peu ... Voyons! Peut-être parce qu'on a découvert des puits de pétrole dans nos pays et que nous ne voulons pas nous salir les mains? Nous préférons sans doute faire appel aux Occidentaux, ils se baigneraient dans le pétrole, ils en boiraient ... Alors nous, on leur laisse cette sale besogne et, en contrepartie, ils nous donnent des sous. Ce sont nos esclaves en quelque sorte. Pendant ce temps, nous nous reposons de plus en plus. C'est ça, Pa?

- C'est une vue économique des choses. Il faudrait que j'en parle à mes actionnaires, au prochain conseil d'administration. Non, ce n'est pas cela du tout, Nagib. Avant le Pétrole, il y avait quelque chose d'autre - je m'en rends compte à présent. A la base de toute société, il y a la commune. Et le noyau de la commune, c'est bel et bien la famille. Si au sein de cette famille la femme est maintenue prisonnière, voilée qui plus est, séquestrée comme nous l'avons fait depuis des siècles, si elle n'a aucune ouverture sur le monde extérieur, aucun rôle actif, la société dans son ensemble s'en ressent fatalement, se referme sur elle-même et n'a plus rien à apporter ni à elle-même ni au reste du monde. Elle devient non viable, exactement comme ces anciennes entreprises familiales qui s'effritent en Bourse à la moindre offre publique d'achat.

- Pa, je n'ai jamais fondé de famille, tu le sais bien. Et, tel que tu me vois, je peux même t'assurer que je suis encore célibataire. Donc, je ne peux pas te répondre. J'ai bien quelques petites affaires en ville et dans les environs, mais elles ne sont pas cotées à la Bourse. Il y a quelque chose qui me frappe : dis-moi, on commence à comprendre les choses de la vie quand on atteint une certaine vieillesse, hein, Pa? Ça se passe toujours comme ça?

- Peut-être. Mais il n'est pas trop tard. J'ai déjà laissé passer deux occasions : ton frère a quitté notre monde et toi, notre famille.

- Oh! non, Pa. Je suis encore là, assis en face de toi, mets tes lunettes.

- Il y a longtemps que tu es allé chercher dans la rue ce qui te manquait ici.

- Tu es triste, Pa?

- Plus que tu ne penses. Je suis enragé de n'avoir pas compris plus tôt. Et pourtant, les affaires que je brasse auraient dû me montrer la voie. […]

21/12/2007

L’emmerdeur

L'emmerdeur - Francis Veber - Daniel HanssensVu ce soir.

 

L’emmerdeur, le film : oui !

L’emmerdeur, la pièce, bof.

Il faut reconnaître que les deux comédiens principaux jouent bien. Un paquet de dialogues bien rendus, sans temps mort ; Ca va et ça vient dans tous les sens. Pour les autres, c’est plus délicats : dialogue hésitants, récités ou trop grimaçants ; peu crédibles.

Les deux chambres sont séparées par un mur virtuel. L’idée est simple mais bonne. Les fenêtres donnent sur un décor qui repousse les limites de la scène.

Le problème est que pour accrocher le public, la mise en scène glisse dangereusement vers le vaudeville. Là où le film était léger et profond, la pièce contient lourdeurs et tape-à-l’œil. Un exemple parmi d’autres : les deux têtes d’affiche se chevauchent à plusieurs reprises, histoire de bien enfoncer le clou des situations ambiguës. Le public semble se régaler ; moi, je ris nerveusement.

Enfin, il y a la salle. Le Wolubilis n’a aucune âme. Perdue en bordure de ville, ce complexe archi-moderne a tout à envier à l’ambiance feutrée des vielles salles de théâtre en centre-ville. Les murs de la salle sont blancs, histoire d’ajouter un peu de froideur à l’ensemble.

Je n’en garderai pas un souvenir puissant, c’est sûr. Je recherche un peu plus de profondeur lorsque je me déplace au théâtre.

 

23:00 Écrit par C'est bon, je poste. dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brel, comedie, francois pignon, veber, ventura, daniel hanssens |  Facebook |

Le singe en nous

Le singe en nous - Frans de WaalPrésentation de l'éditeur

Et si la psychologie humaine s'inscrivait dans le prolongement de celle des animaux, qu'il s'agisse de la violence, de l'empathie, ou même de la morale ? C'est la thèse que défend Frans de Waal, primatologue de réputation internationale, dans Le singe en nous : il s'oppose aux théories de l'exception humaine, qu'elles fassent de l'homme une espèce destinée à dépasser une animalité mauvaise ou qu'elles le présentent comme une aberration de la nature, dont les progrès techniques et intellectuels sont peu en rapport avec sa capacité à gérer son agressivité. A travers l'étude des deux grands singes qui nous sont le plus proches, le chimpanzé et le bonobo, Frans de Waal décrypte notre comportement. Si les chimpanzés incarnent notre face agressive, les bonobos correspondent au versant doux et empathique de l'espèce humaine : primates pacifiques, ils vivent dans des sociétés matriarcales où la fréquence des rapports sexuels permet d'aplanir les conflits. En s'appuyant sur nombre d'anecdotes fascinantes, mais aussi sur des recherches approfondies, l'auteur brosse un portrait du " singe bipolaire " qu'est l'homme. Il utilise aussi le formidable laboratoire que constituent les sociétés de chimpanzés et de bonobos pour aborder les problèmes de la vie en commun chez les êtres humains. Incroyable réservoir d'informations sur la vie des grands singes, ce livre tend à l'humanité un miroir qui lui permettra peut-être de mieux gérer ses propres instincts.

 

Excellent ouvrage que celui de Frans van de Waal, « Le Singe en nous », publié chez Fayard. Nous ne descendons pas du singe : nous SOMMES des singes !

Bourré d’anecdotes et faits précis, on reste rêveur devant un tel déballage de similitudes avec l’humanité.

Divisée en plusieurs thèmes, l’histoire nous est racontée au travers des yeux du scientifique mais aussi, et surtout, de l’humaniste qu’est Frans de Waal. Vous comprendrez alors sans peine les comportements de vos amis, ennemis, hommes politiques etc. Passionant.

Je l’ai littéralement dévoré et vous le recommande.

17:15 Écrit par C'est bon, je poste. dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : evolution, darwin, morale, empathie, violence |  Facebook |

17/12/2007

Le Dormeur éveillé [P.-B. Pontalis]

La Dormeur éveilléExtraits :

Le plus souvent j'étais incapable de décider: me faisait-elle le récit d'un rêve, l'histoire en question étant des plus étranges, ou me rapportait-elle, se bornant à lui donner plus de relief et de couleurs, un épisode du jour - le jour ne nous offre-t-il pas aussi bien des occasions de rencontres avec l'insolite ? Vite je pris le parti d'écouter le récit d'un événement supposé diurne comme un rêve et un récit de rêve comme celui d'un épisode du jour. Je ne séparais plus la chambre diurne de la chambre nocturne. Leur locataire, après tout, était le même et tous les personnages du «conte» n'étaient sans doute que des émanations de la conteuse.

L'histoire qu'elle entreprit de me conter ce jour-là - ou cette nuit-là ... - retint tout de suite mon attention. Elle mettait en scène un homme dont elle me dit qu'elle ne l'avait pas rencontré elle-même mais dont une amie lui avait longuement retracé l'aventure. Cet homme en connaissait un autre qui lui-même ... Avec ma grande conteuse les récits se déroulaient presque toujours ainsi, allant d'un personnage à un autre dans un emboîtement de figures, un foisonnement de détails qui me faisaient assez vite perdre le fil de l'histoire.

 

Peut-être ce fil, fallait-il le chercher moins dans la narration elle-même que dans ce qui se présentait comme des digressions, des parenthèses, des incidentes. Je me remémorais la consigne que je m'étais donnée: «Tu écoutes un rêve. Ne cherche pas le vraisemblable. Accueille l'étrangeté, la sienne comme la tienne. Écoute et associe, toi aussi. »

Ce qu'elle me dit pour commencer de son dernier héros trouva immédiatement un écho en moi car il m'était arrivé de penser, sinon d'agir, comme lui. Déçu par ses amis, qu'il jugeait oublieux, ingrats, parfois traîtres, il avait résolu de n'accueillir dans sa maison et pour un temps limité que des étrangers, des inconnus. Pour eux il était entièrement disponible. Je me demandais si les patients du psychanalyste n'étaient pas ces inconnus, ces étrangers avec lesquels - c'est le paradoxe de la situation – pouvait s'engager une relation plus confiante, plus intime, plus intense qu'avec nos amis. Aux amis, ne serait-ce que par peur de nous blesser mutuellement et de mettre en péril notre amitié, nous sommes loin de tout dire. Une certaine réserve s'impose.

 

[…]

 

Ce livre-ci n'aura été qu'une navigation sans but et sans boussole, qu'une promenade rêveuse comme celle que suscite la vue d'un arbre, d'une fleur, d'un écureuil roux ou d'un lapin apeuré - à défaut d'un ange-oiseau venu du ciel -, le long d'un sentier au cœur d'une forêt, ou lorsqu'on trace son chemin à travers champs sans savoir où nos pas vont nous conduire. Dans ces pages, ce furent une peinture, une photographie, quelques rencontres passagères, une lecture parfois, la source de la rêverie.

Peut-être n'écrit-on jamais de livres, même les livres les plus sombres, les plus tourmentés, que pour éviter d'être précipité dans notre enfer, que pour tenter de civiliser cette sauvagerie que le cauchemar révèle crûment sans l'écran protecteur du rêve.

Des mots, des images, des traits, tout plutôt que le cri surgi de la détresse et de l'effroi, ce cri d'un enfant perdu que personne au monde n'entend.

11:27 Écrit par C'est bon, je poste. dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : songe, conscience, reve, images, souvenirs, instants |  Facebook |

Tristan et Yseut

Tristan et YseutLes Baladins du Miroir.

Mise en scène de Nele Paxinou.

Texte de Paul Emond.

 

Les Baladins du Miroir exhument ce mythe magnifique aux accents gaéliques du fond d'un Moyen Âge brumeux. Une vraie réussite. On est pris par ce récit féerique, poétique et prosaïque à la fois.

 

Rappel des faits: l'intrigue se noue au cœur du pays des Cornouailles, dans le sud-ouest de la Grande-Bretagne. Une hirondelle apporte un jour un cheveu couleur d'or au roi Marc qui charge son neveu de retrouver la propriétaire d'une telle chevelure. Sur les traces de la belle, Tristan est mortellement blessé, mais finalement sauvé par une jeune femme en qui il reconnaîtra la promise du Roi. C'aurait pu être « mission accomplie » si les deux Jeunes gens n'avaient bu le philtre censé provoquer l'amour d'Yseut pour le monarque ...

 

Nele Paxinou nous livre là une mise en scène audacieuse, s'offrant même quelques prouesses d'ingénierie scénique: des « deus ex machina » sous forme de dragon à combattre ou de navire à maîtriser sur une mer déchaînée surgissent à points nommés. Une scénographie inventive encore grâce au plateau tournant permettant de passer ainsi d'un lieu à l'autre, de l'Irlande aux Cornouailles. Des costumes flamboyants à dorures et lanières de cuir habillent la petite quinzaine d'artistes sur scène. Sous la toile du chapiteau, on fait un véritable bon en arrière à travers les siècles.

 

Ce spectacle que j’ai voulu découvrir, car j’aime beaucoup Les Baladins du miroir, m’a transporté pour sa mise en scène éblouissante. Imaginez un chapiteau forain tout en couleurs, plein à craquer, nous protégeant de la furie du ciel, déchaîné ce soir-là, des centaines de pairs d’yeux rivés sur la scène où comédiens s’animent pour notre plus grand plaisir, une narratrice aux allures de princesse et à la subtile légèreté ne laissant aucun temps mort, des musiciens pour ravir nos oreilles, les costumes aux dominances vertes plus beaux les uns que les autres : tout était réuni pour le succès.

S’il n’y avait eu les éléments déchaînés au dehors pour nous rappeler par deux fois et pendant cinq minutes que la voix humaine est peu de chose, cela aurait été parfait.

 

Bravo à ces Baladins merveilleux et envoûtants. Leur tournée belge s’achève ce samedi 22 décembre à Liège. Courez les voir, s’il est encore temps.

 

En savoir plus : http://www.lesbaladins.be/

11:10 Écrit par C'est bon, je poste. dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/09/2007

Conte d'automne

Feuilles-cerisier-automne-goutte-de-pluie

Hier soir, Arte a eu l’excellente idée de programmer et diffuser le conte d’Eric Rohmer, avec Béatrice Romand, Marie Rivière, Alain Libolt,  Didier Sandre...

Un moment délicieux que je me faisais un plaisir de revoir, car j’aime ce rythme, le jeu, les dialogues – qui parfois sont récités sans que cela m’ait trop gêné – l’atmosphère et les décors. Quels décors ! Ca sent bon l’arrière saison et sa douce chaleur en déclin du sud de la France.

L’automne, c’est aussi ma saison préférée pour ses couleurs. Je ne vois que ça et me fiche qu’en Belgique  il fasse froid et peu lumineux. C’est la page qui se tourne, la valse des anniversaires d’amis. J’aime bien.

 

En bref : « Magali, viticultrice de quarante cinq-ans, se sent isolée dans sa campagne depuis que son fils et sa fille sont partis. Une de ses amies, Isabelle, lui cherche à son insu un mari. Quant a Rosine, la petite amie de son fils, elle veut lui presenter son ancien professeur de philosophie, Etienne, avec qui elle a eu une liaison. Etienne lui deplaît immediatement, tandis qu'elle se sent tout de suite attirée par Gerald, le choix d'Isabelle. »

08:22 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rohmer, quarantaine, solitude, couple, arte, automne, choix |  Facebook |

17/09/2007

De la gaité légitime

Interview de Sabine Azéma – Ciné Live – Septembre 2005[…]Etes-vous d’accord lorsqu’Etienne Chatillez dit que l’humour est un rapport à la vie et aux autres ?

Ah oui ! Pour moi, le spectacle ne peut être fait que par des gens qui travaillent sérieusement tout en ayant de la distance, sinon ce sont des charlatans. Cette conception du métier, je l’ai retrouvée avec la plupart des réalisateurs. Aves Resnais, c’est une évidence. C’est la chance de ma vie. Quand on a un caractère gai, les autres pensent que vous êtes vide d’émotion : il faut toujours montrer qu’on souffre un peu, sinon il est difficile, dans ce métier, d’acquérir une légitimité. C’est à Resnais que je la dois.

[…]

21:44 Écrit par C'est bon, je poste. dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gaite, souffrance, emotion, humour, joie de vivre, chatillez, resnais, cinema, azema |  Facebook |

Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis

Un air de famille

Petite phrase tirée du film programmé sur France2 hier soir.

 

Un air de famille – Cédric Klapisch [1996]

Un petit bijou tant les rôles sont taillés dans la caricature. Un Henri (Jean-Pierre Bacri) aigri et ronchon au possible, me faisant rire en continu par sa mauvaise humeur grotesque, un Philippe (Wladimir Yordanoff) épouvantable d’égocentrisme, une Yolande (Catherine Frot au jeu impeccable, plus vrai que nature) déconcertante de bêtise qu’elle en devient attendrissante, une Betty (Agnès Jaoui) à la langue bien pendue, un Denis (Jean-Pierre Darroussin) sublime dans son rôle au dos rond et une mère (Claire Maurier) coincée dans ses principes d’une autre époque. Rien que du beau monde, la famille Ménard ! Mettez le tout sous pression dans un bistrot ringard et vous avez une perle.

J’avais vu ce petit chef d’œuvre, huis clos jubilatoire, il y a quelques temps déjà et l’ai revu avec plus de plaisir encore. J’ai vraiment beaucoup rit, seul dans mon lit, et m’en suis étonné. Un rire franc ondulant au rythme des sorties viscérales de Jean-Pierre Bacri, excellentissime dans son rôle dévastateur.

 

« Une excellente comédie aux personnages bien dessinés, aux dialogues savoureux et rythmés. Une réussite » titre le supplément « Zap » du quotidien « Le Soir ».

A voir, revoir et revoir encore pour notre plus grand plaisir !

09:13 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : comedie, bacri, jaoui, darroussin, huis clos, rire, jubilation, klapisch, frot, famille |  Facebook |

14/09/2007

Cœurs [Alain Resnais - 2006]

Alain Resnais - Coeur

Un film que je me suis enfin offert de découvrir. Très beau et quel casting ! Le rêve : Sabine Azéma, Isabelle Carré, Laura Morante, Pierre Arditi, André Dussollier, Lambert Wilson. Amusant également ce quatuor retrouvé - Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussollier et Lambert Wilson – qui apparaissaient déjà dans « On connait la chanson » du même réalisateur, en 1997, avec un Dussolier de nouveau dans la peau d’un agent immobilier.

Ce film me parle d’autant plus que l’action se déroule dans le nouveau quartier de Paris que j’ai découvert. Et puis il y a la magie qui se dégage du jeu excellent des acteurs. Merci Alain Resnais pour ce beau cadeau sensible et interpellant.

 

En deux mots :

« Dan, militaire récemment déchargé de ses fonctions, sombre dans l'alcoolisme pour échapper à toute vie sociale. Sa fiancée Nicole s'obstine malgré tout à croire en leur couple. Gaëlle cherche désespérément l'amour, mais toutes ses tentatives restent vaines. Son frère Thierry, agent immobilier, est très attiré par sa collègue Charlotte qui entretient avec lui un jeu pervers masqué par une attitude dévouée et pieuse. Quant à Lionel, il lutte contre la solitude en partageant sa vie entre son activité de barman et l'attention accordée à son père Arthur, un vieillard invalide et hargneux. »

08:44 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : azema, carre, morante, arditi, dussollier, wilson, resnais, bercy |  Facebook |

02/09/2007

Fabienne Verdier - Passagère du silence

Fabienne Verdier - Passagère du silenceDescente en ville hier après-midi pour refaire le plein de lecture. En autres, une roman autobiographique de Fabienne Verdier.

Les trente premières pages sont très engageantes et je me réjouis de trouver un moment de calme pour m’y replonger.

 

« Cette autobiographie est un roman de formation, l'histoire d'une initiation à la beauté, au travers de la calligraphie. Et, tel un hologramme, ce tout petit secteur du monde de l'art graphique ouvre la porte de la beauté, de toute la beauté du monde. Comme une pièce de l'Orgelbüchlein de JS Bach contient toute la musique du monde. Encore fallait-il la volonté acharnée de FV pour parcourir le chemin qu'elle a suivi. Comment savait-elle qu'en s'engageant dans le tunnel en zigzag de sa formation, elle trouverait au bout une issue et que cette issue valait l'effort accompli ? Utilisons un mot qui n'a plus cours : une vocation.

 

Car, ce que ce livre raconte est inouï. Quand, jeune diplômée des beaux-arts elle réussi à débarquer en Chine dans les années 80 pour y étudier la calligraphie, rien n'est simple : la vie matérielle est sordide, la révolution culturelle (la mal nommée) a détruit, souvent physiquement, tout ce qui avait trait aux arts traditionnels. Les maîtres survivants sont vieux, isolés, sans élèves, méprisés, misérables. FV décide de les retrouver et de leur demander de la prendre pour élève. Elle en trouvera un, admirable, qui pendant 10 ans, dans des conditions très difficiles, réussira à lui transmettre ce savoir en train de s'évanouir. Le miracle aura lieu et elle deviendra à son tour un maître de la calligraphie, reconnue comme un des leurs par les vieux maîtres. Ce parcours exceptionnel est émouvant. C'est aussi une merveilleuse leçon d'optimisme. FV, vous êtes quelqu'un !

 

Le décor est celui de la Chine, en prise à son idéologie des années 80, percluse de vérités qui ne s'expriment bien qu'au travers de la langue de bois. Tout cela change, enfin, un peu de nos jours. N'oublions pas qu'à l'époque la Chine était avec le Zaïre, le pays le plus pauvre du monde et le serait encore sans la mondialisation qui lui a permis de vendre ses produits. Espérons que, en parallèle avec cette richesse nouvelle, encore bien relative, elle saura renouer le lien avec ce qui fait l'originalité de sa civilisation.

 

FV est aujourd'hui un peintre important et original. On peut penser qu'elle n'écrira pas d'autre roman. On ne vit pas deux fois un tel destin. Le reste s'exprime à travers l'art du maître, comme par exemple le livre superbe, "L'Unique Trait de pinceau", publié en 2001.

 

Alors, précipitez-vous pour lire "La passagère du silence". C'est un moment de grand bonheur. »

 

Le Livre de Poche - 30409

12:40 Écrit par C'est bon, je poste. dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, calligraphie, dessin, beaux-arts, autobiographie |  Facebook |

Henri-Frédéric Blanc – L’évadé du temps

Henri-Frédéric Blanc – L’évadé du temps

Si vous aimez le jeu des mots, la loufoquerie, la douce rêverie, alors ce roman de science fiction est pour vous. Une histoire abracadabrante dont on se délecte.

Certains mots réinventés pour la cause me ramènent irrésistiblement à la pièce de théâtre « Le Saperleau ».

Pur délice un tantinet anarchiste pour l’esprit trop étroit que notre société formatée veut à tout prix nous imposer.

 

Présentation de l'éditeur

« Sales temps : on envoie les cas désespérés mourir en Chine où la phase terminale est à prix modique. Nonagénaire encore vert mais incurable, David Croquette risque lui-même d'être délocalisé, n'ayant plus un seul dollardo pour s'offrir une mort traditionnelle. Il s'évade de l'hôpital en charentaises. À la foire au Passé, il tombe sur une machine à décamper du présent. Comme il perd tout pour attendre, il s'embarque illico, en quête de son amour d'enfance. Mais la Gestapo hante le continuum depuis que les derniers nazis ont fui Berlin en flammes, à bord de cette même machine, en 1945. Autant dire qu'il va y avoir du schproum.

Jalonné de coucous suisses féroces, de trous de mémoire sans fond et de fêlés du cadran, le retour à la maternelle ne sera pas de tout repos. »

 

Novella SF – Editions du Rocher

12:27 Écrit par C'est bon, je poste. dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lecture, science-fiction, absurde |  Facebook |

Bernhard Schlink – Le liseur

Bernhard Schlink - Le liseurUn livre que j’ai terminé récemment.

« A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et leur rituel quotidien devient immuable : elle le lave, il lui fait la lecture à haute voix, ils font l'amour. Ils ne parlent que trés peu de leur vie. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain.

 

Devenu juriste, Michael la retrouve par hasard sept ans plus tard, alors qu'on instruit un procès sur des surveillantes de camps nazis.

 

C'est au cours de son procès que Michael va comprendre le secret d'Hanna, cette honte si terrible qu'elle préfère aller en prison endosser plus de responsabilités qu'elle n'avait que de voir éclater son secret. »

 

Une excellente histoire dont on ne soupçonne pas le cheminement jusqu’au moment où…

 

Edition Folio – 3158

Remerciements à Discrète pour ce choix judicieux, une fois de plus.

12:17 Écrit par C'est bon, je poste. dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : roman, nazis, justice, amour, kidman |  Facebook |

Tranche d’humour félin

ZZZZZZZ

11:58 Écrit par C'est bon, je poste. dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : le chat, philippe geluck, scrabble |  Facebook |

Wassily Kandinsky

Wassily Kandinsky - Hommage a GrohmannJ’ai récemment découvert chez un client, dans sa salle d’attente, une œuvre de Wassily Kandinsky, fondateur de l'art abstrait. Je l’ai trouvée très belle ; elle me parlait. L’ensemble de ses œuvres se trouve à Beaubourg ! Excellent but de (re)visite lors d’un prochain passage à Paris.L’art abstrait représente un peu le pont entre mon esprit cartésien et ma grande sensibilité pour les couleurs. Et je suis grand amateur d’aquarelle car la magie de l’eau agissant sur les pigments donne toujours un effet unique, mélange subtil de tons.La représentation ci-dessus n’est pas l’œuvre que j’ai découverte.

11:14 Écrit par C'est bon, je poste. dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wassily kandinsky, art abstrait, aquarelle, peinture |  Facebook |

12/08/2007

Dialogue avec mon jardinier

Dialogue avec mon jardinier« Dialogue avec mon jardinier », de Jean Becker avec Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin, Elodie Navarre, Fanny Cattençon, Alexia Barlier, Hiam Abbass et Elodie Navarre.

 

L’histoire en quelques mots :

Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire fait retour aux sources et revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse. Autour de la bâtisse s'étend un assez grand terrain qu'il n'aura ni le goût, ni le talent d'entretenir.

Aussi fait-il appel à candidature, par voie d'annonce locale. Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé. Il sera le jardinier.

Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d'abord l'intrigue puis l'émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde...

 

Ce film est beau, lumineux ; il met en scène deux vies très différentes et exprime un bel échange ; le citadin « monsieur Pinceau » qui se rend compte que la vie peut être belle même lorsqu’elle est simple, et son ami jardinier, « monsieur Jardin », interprété par Jean-Pierre Darroussin, est attendrissant de sincérité, par son humour franc, permanent, et la luminosité de ses raisonnements simples mais si vrais !

Et puis il y a cette peinture qu’on n’explique pas car elle doit être ressentie. Les émotions ne s’expliquent pas ; elles se doivent d’être vécues.

 

C’est un film à voir, absolument ! Et surtout, ne vous étonnez-pas d’être submergé à votre tour par des bouffées de bonheur ; ce sera la preuve que vous êtes en vie.

 

11/08/2007

Dans les steppes de l'Asie centrale

Je me souviens d’un cours de musique, il y a bien longtemps. Nous avions écouté cette pièce symphonique écrite par Alexandre Borodine et le professeur nous avait demandé d’expliquer ce que cela évoquait pour nous.Je me représentais le paysage que les instruments dessinaient. Cela m’avait surpris de ressentir à ce point l’image invisible exprimée uniquement par la musique. Je me souviens des saisons en Ardenne, bien marquées : hivers rigoureux, printemps et nature en pleine renaissance, les eaux de mars – souvenir évoqué par Georges Moustaki -, étés chauds et doux et automnes colorés.Souvenirs vécus qui échapperont aux générations futures.

22:04 Écrit par C'est bon, je poste. dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : souvenirs, ardenne |  Facebook |

04/07/2007

Rêves rouges

Oloman Container1

 

12:25 Écrit par C'est bon, je poste. dans Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, emmanuel chretien |  Facebook |

01/07/2007

Trop belle pour toi

Trop belle pour toiUn film de Bertrand Blier.

Avec : Gérard Depardieu, Josiane Balasko, Roland Blanche, Carole Bouquet, François Cluzet

 

Une petite perle douce et sensible, qui a eu la grande patience de m’attendre.

Le personnage de Carole Bouquet est trop parfait, sublime. Mais ce n’est pas de sa faute.

Celui de Josiane Balasko est attendrissant. La beauté se trouve à l’intérieur. Dans le métro, on ne voit qu’elle. Subtil jeu de la caméra à la 23ème minute.

 

« C’est marrant. J’ai toujours su que j’étais ordinaire. Pourtant, ça ne m’a jamais gêné. Je veux dire : avec les hommes, je me suis toujours sentie bien. Bien dans mon corps, bien dans ma tête. Avec des chagrins bien sûr. Tout le monde a des chagrins. J’aurais préféré être belle ; je ne prétendrais pas le contraire mais j’ai quand même connu du bonheur. C’est merveilleux les hommes, tu sais ? Quand ils se relâchent, quand tout à coup ils deviennent lourds, sans défense. La mémoire des femmes, c’est leur épaule. C’est là où ça se passe. »

00:30 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : amour, beaute, sensualite, douceur, tendresse |  Facebook |

25/06/2007

Public Image

Envie d’écouter « Public Image » de P.I.L. entendu pendant le film « Basquiat », ce peintre néo-expressionniste au style très original, nerveux, violent et énergique. Et coloré ! J’aime.

Belle énergie en ce début de soirée. A fond les manettes. Play it loud !

 

Original English lyrics / Traduction française

 

Hello, hello, hello (ha, ha, ha)

 

You never listen to a word that I said

You only seen me

For the clothes that I wear

Or did the interest go so much deeper

It must have been

The colour of my hair

 

The Public Image

 

What you wanted was never made clear

Behind the image was ignorance and fear

You hide behind this public machine

Still follow same old scheme

 

Public Image

 

Two sides to every story

Somebody had to stop me

I'm not the same as when I began

I will not be treated as property

 

Public Image

 

Two sides to every story

Somebody had to stop me

I'm not the same as when I began

It’s not a game of monopoly

 

Public image

 

Public image

You got what you wanted

The public image belongs to me

It's my entrance

My own creation

My grand finale

My goodbye

 

Public image

Goodbye

Bonjour, bonjour, bonjour (ha, ha, ha)

 

Tu n’écoutes rien de ce que je dis

Tu ne m’as vu…

Que pour les vêtements que je portais

Ou ton intérêt était-il plus profond ?

Ca a dû être…

La couleur de mes cheveux

 

L’Image publique

 

Ce que tu voulais n’a jamais été clair

Derrière l’image n’étaient qu’ignorance et peur

Tu te caches derrière cette machine publique

En suivant ce schéma dépassé

 

Image publique

 

Deux façons de voir les choses

Quelqu’un devait m’arrêter

Je ne suis plus le même qu’au début

On ne me traitera plus comme une propriété

 

Image publique

 

Deux façons de voir les choses

Quelqu’un devait m’arrêter

Je ne suis plus le même qu’au début

On ne joue pas au Monopoly

 

Image publique

 

Image publique

Tu as eu ce que tu voulais

L’image publique m’appartient

Elle est ma carte de visite

Ma propre création

L’apothéose

Ma révérence

 

Image publique

Au revoir

 

21:27 Écrit par C'est bon, je poste. dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art contemporain, peinture, paroles de chanson, traduction, basquiat, mode, look |  Facebook |

09/06/2007

Secrets de princesses

Princesses oubliées ou inconnuesRébecca Dautremer a de l’or dans les doigts. Superbes aquarelles qui me replongent dans mon enfance de rêve.

Princesse Kouskah / Coiffe de Kuskah

En savoir plus sur la galerie: http://www.jeannerobillard.com/

13:18 Écrit par C'est bon, je poste. dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aquarelles, contes, princesses, dautremer, mysteres, legendes |  Facebook |

30/05/2007

La clef : La confession impudique (de Junichirô Tanizaki)

La clef - La confession impudique

Présentation de l'éditeur

Un respectable professeur d'université, à l'âge du démon de midi, ne parvient plus à satisfaire sa jeune femme dotée d'un tempérament excessif. Après avoir essayé divers excitants, il s'aperçoit que la jalousie est un incomparable stimulant. Chacun des deux époux tient un journal, sachant très bien que l'autre le lit en cachette... Un roman audacieux sur un sujet délicat.

09:36 Écrit par C'est bon, je poste. dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, amour, passion, jalousie, journal intime, japon |  Facebook |

05/05/2007

Fête de l’Iris

HooverphonicCe soir, dans le cadre de la Fête de l’Iris, Hooverphonic.

 

Que rêver de mieux que profiter d’un groupe phare de la scène pop belge, sur une des plus belles places du monde ? Hooverphonic se produira pour vous sur la Grand Place à l’occasion d’un grand concert gratuit à ne pas manquer.

 

La suite ici : http://www.fetedeliris.be/fr/may5-1.html

 

Site officiel du groupe : http://www.hooverphonic.com

14:20 Écrit par C'est bon, je poste. dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : concert, grand place, hooverphonic |  Facebook |

25/04/2007

Lady Chatterley (et l'homme des bois)

Lady ChatterleyJe voulais voir ce film depuis longtemps. J’avais besoin de cette merveilleuse charge sensuelle, érotique, de la lenteur et de la justesse du récit. De la délicatesse aussi.

J’ai beaucoup aimé ce film, trop rare à mon goût.

 

Lady Chatterley

De : Pascale Ferran [d’après le roman de David Herbert Lawrence]

Avec : Marina Hands, Jean-Louis Coulloc’h, Hippolyte Girardot, Hélène Alexandridis, Hélène Fillières

L'histoire est connue: celui de l'amour contrarié entre deux personnes que leur origine sociale sépare. L'action se déroule au lendemain de la première guerre mondiale, de laquelle Sir Chatterley, bourgeois anglais grand teint, est revenu paralysé, désormais contraint de se déplacer en fauteuil roulant. Confinée dans leur vaste domaine, soumise au puritanisme doublement décrépit d'un homme dont les valeurs, en même temps que son corps, viennent d'être invalidées par le carnage de la guerre, sa femme s'évade de plus en plus souvent en forêt. Elle y rencontre Parkin, le garde-chasse, et finit par s'éprendre passionnément de cet homme d'extraction modeste, aussi secret qu'entier, cette dernière qualité étant en la circonstance non négligeable. La transposition de Pascale Ferran ne tire pas ses qualités du parfum de scandale provoqué, à l'époque, par la charge érotique du roman. Le film tient au contraire tout entier dans la manière, admirable, dont est mis en scène leur insensible rapprochement, surmonté le grand écart social, culturel et physique qui fonde la mutuelle attirance de la belle fiévreuse et de la brute suspicieuse.

 

26/03/2007

La vie des autres - Das leben der anderen

La vie des autres - Das leben der anderenUn film excellent que j’ai vu vendredi passé, avec mon ami MB, du réalisateur Florian Henckel-Donnersmarck. Un chef d’œuvre. Il suffit de lire les critiques sur www.cinebel.be pour s’en rendre compte. Plébiscité à 92% par le public, pour 39 votes !

Il faut aussi souligner que ce film provoque des réactions bizarres auprès du public… qui a applaudi (!!).

Applaudir un film en salle est suffisamment exceptionnel que pour être relevé. Je crois que ça m’est arrivé 4 ou 5 fois dans toute ma vie. Mais je ne suis pas un rat des salles, il est vrai…

 

Au début des années 1980, en Allemagne de l’Est, l’auteur à succès Georges Dreyman et sa compagne, l’actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l’élite des intellectuels de l’Etat communiste, même si, secrètement, il n’adhèrent aux idées du parti. Le Ministère de la Culture commence à s’intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission d’observer le couple. Tandis qu’il progresse dans l’enquête, ils le fascinent de plus en plus…

 

Source : http://www.cinebel.be/fr/film/1000526-La-Vie-des-autres.htm

 

C’est l’histoire d’un homme qui doute, tiraillé entre son bon fond et les rouages de la police, la Stasi. Un homme qui sait où ses gestes vont le mener. C’est l’histoire de toute une génération d’artistes obligés de rentrer dans les rangs pour pouvoir exercer leur art.

11:26 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : repression, stasi, communisme, police |  Facebook |

12/03/2007

Débranche ta radio, j'enlève l'échelle

La pub radioLa pub radio est atroce. On ne va pas y revenir, tout le monde est d'accord là-dessus, même les gens de la pub, et ça a été amplement expliqué. Elle est juste un peu plus atroce dans notre pauvre pays, où elle est en plus ridiculement répétitive, sciant la branche sur laquelle elle repose. Et elle l'est à un degré qui relève de la maltraitance. Il y en a une qui avait disparu, après des années de répétition multiquotidienne, et paf! voilà qu'elle est revenue telle quelle, comme sortie du formol ou de la naphtaline. Il s'agit de ce sketch désopilant du mec qui dit à l'autre mec: « Dis, sauve tes données et débranche ton ordinateur, je vais brancher la machine à café ! » Ha ha. Oh, je ne dis pas que ça ne m'a pas fait sourire, mais seulement les 4 premières fois, pas les 3.996 suivantes. Comme vous le savez, moins on paie les agences de pub pour faire des pubs différentes, moins on dépense et plus on gagne. Et les animaux en batterie que nous sommes n'ont qu'à réagir aux stimuli, pourquoi tant de déontologie et d'ambition, c'est pas un cours de morale ici, c'est du commerce, non? « Dis, sauve tes données et débranche ton ordinateur, je vais brancher la machine à café ! » Un classique. Comme La Grande Vadrouille, ça cartonne chaque fois que ça passe - enfin ils croient. Et c'est une pub pour quoi, au fond? Ces sketches sont tellement pétillants qu'on en oublierait pour qui ou pour quoi ils sont créés. Eh bien c'est pour Dexia. Dans cette petite histoire, on évoque quoi? Tout simplement le manque d'argent, et son honteux compère, le manque d'ambition. Voilà que Dexia, qui nous accuse de manquer d'ambition, n'a pas celle de dépenser quelques centaines d'euros de plus pour faire un nombre décent de pubs différentes. Evidemment, si on pense qu'ils investissent déjà 9,6 millions de dollars dans les bombes à fragmentation, on comprend qu'il ne leur reste plus de sous pour faire plaisir. Et tout ça n'est rien à côté de ce que Fortis, KBC, ING et surtout AXA dépensent dans les bombes à sous-munitions, mines antipersonnel et autres armes à uranium appauvri. Mais je m'égare.

 

Source : Télémoustique du 07/03/2007 – Les humoeurs de marc Moulin – Page 23

 

Journal57 : Sur ce sujet de la pub, je suis en phase avec Marc Moulin. Ca relève de la maltraitance. Oui, c’est ça ; c’est insupportable au point d’en venir à zapper constamment pour éviter la pub, à la radio comme à la télé. En outre, lorsque l’on sait les milliards de bénéfices que font ces banques, ça devient carrément grotesque. Enfin, et c’est peut-être le plus important, ces organismes financiers brassent l’argent sale de ces armes immondes. Pensez-y.

Ne reste plus qu’à changer de banque.

16:09 Écrit par C'est bon, je poste. dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : pub, armes, radio, ridicule, marc moulin, indecence, ethique, respect, banque, maltraitance, kroll |  Facebook |

02/03/2007

Our daily bread

Our daily breadMercredi 28 février 2007 : cinéma avec mon ami MB. Un film cérébral sans parole. Rare de nos jours.

 

Notre pain quotidien - Our daily bread (Unser Täglich Brot) de Nikolaus Geyrhalter

 

Bienvenue dans le monde de la production industrielle de nourriture et de l'agriculture high-tech. […], des espaces monumentaux, des paysages surréalistes, des sons étranges, un environnement froid et industriel qui laisse peu de place à l'individu. Là, des femmes et des hommes, des animaux, des récoltes et des machines jouent un rôle précis dans la logistique de ce système qui fournit à notre société sa nourriture.

 

Source : http://www.cinebel.be/fr/film/15844-Notre-pain-quotidien.htm

 

Je suis sorti de la salle un peu barbouillé, surtout par les longues séquences de « préparation » des animaux. Il est possible que j’aie un autre regard sur ce que je mangerai désormais.

 

Réaction de MB :

Salut Journal57 !

 

Super "Notre pain quotidien" ! Après reflexion, j'ai trouvé cela un film très intelligent.

On dit que "Une image vaut mille mots", mais ici on est en présence de "Millions d'images qui résument notre lot".

Au moins on a appris quelque chose...

19:07 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, industrie, agriculture |  Facebook |

27/02/2007

La lecture et moi

Salon du livreAutant le dire tel quel : en matière de littérature, je suis un vrai naze. J’ai eu quelques passes pendant lesquelles je lisais assez bien de nouvelles, romans etc. Ce sont des exceptions. Je ne comprends pas ce j’ai à ne pas pouvoir me concentrer sur des œuvres littéraires.

Je lis énormément de revues spécialisées (scientifiques, techniques), de journaux, d’articles d’anticipation politique. Du sérieux et de l’immédiat, essentiellement. Des ouvrages d’art aussi (architecture, peinture, métiers).

 

Pourtant, le livre est à l’honneur cette semaine et j’envie les gens qui ont le don de dénicher l’œuvre qui va les faire vibrer pour un moment. Je suis un peu jaloux de leur culture.

J’ai vraiment envie de retrouver la sérénité de ces moments magiques pendant lesquels je dévorais et vibrais à mon tour. Mon père lisait énormément, était curieux de tout et très cultivé. Il adorait autant la littérature que la musique. Deux passions dont une seule m’a été transmise.

Moi, j’ai décidé de prendre une orientation technique, par mes études tout d’abord, dans ma vie professionnelle ensuite.

 

Lire est, au sens noble du terme, une passion que je n’ai pas. Mon père a du se lamenter en me voyant me désintéresser de cette activité cérébrale. J’aimerais qu’un jour la magie fasse son effet, que j’abandonne la futilité de l’immédiat

 

Cependant, tout n’est pas si sombre. Il y a les vacances qui se rapprochent. Les problèmes resteront à Bruxelles et j’ose imaginer que je prendrai le temps de lire. Pour lire, je ne dois ressentir aucun stress.

20:26 Écrit par C'est bon, je poste. | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : litterature, livre, lire, lecture, envie, serenite |  Facebook |

13/02/2007

Manolo Chrétien

Oloman Blue Boat2
Je dors debout. Nuit trop courte. Je vais m'écrouler sous peu.
Je fais des rêves de bateaux bleus

16:56 Écrit par C'est bon, je poste. dans Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bleu, couleurs, photo, emmanuel chretien |  Facebook |

11/02/2007

We live in a beautiful world

Don’t Panic [Coldplay]

Original English lyrics / Traduction française

 

Bones sinking like stones

All that we've fought for

All these places we've grown

All of us are done for

 

And we live in a beautiful world

Yeah we do, yeah we do

We live in a beautiful world

 

Bones sinking like stones

All that we've fought for

All these places we've grown

All of us are done for

 

And we live in a beautiful world

Yeah we do, yeah we do

We live in a beautiful world

 

And we live in a beautiful world

Yeah we do, yeah we do

We live in a beautiful world

 

Oh all that I know

There's nothing here to run from

'Cos yeah, everybody here's got somebody to lean on

Des os qui coulent comme des pierres

Tout ce pourquoi nous avons combattu

Tous ces lieux que nous avons bâtis

Nous sommes tous fait pour ça

 

Et nous vivons dans un monde magnifique

Oh oui, oh ça oui,

Nous vivons dans un monde magnifique

 

Des os qui coulent comme des pierres

Tout ce pourquoi nous avons combattu

Tous ces lieux que nous avons bâtis

Nous sommes tous fait pour ça

 

Et nous vivons dans un monde magnifique

Oh oui, oh ça oui,

Nous vivons dans un monde magnifique

 

Et nous vivons dans un monde magnifique

Oh oui, oh ça oui,

Nous vivons dans un monde magnifique

 

Oh je sais tout ça

Il n’y a rien qui vaille la peine de s’enfuir

Car oui, chacun de nous sait sur qui compter

19:45 Écrit par C'est bon, je poste. dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paroles de chanson, traduction, coldplay |  Facebook |