04/01/2007

La moustache

Curieux film que je viens de visionner. Schizophrénie relevant de la psychiatrie ? Perdition ? Exploration de sa propre solitude ? Incapacité à discerner la réalité ? Aucune explication ne détient la vérité. Une partie sans doute. Vraiment bizarre, ce scénario.

 

La moustache

Le vent du changement.

 

Emmanuelle Carrère lui-même n’est pas sûr du sujet de son film. Il affirme ne pas détenir les clés de cette histoire à la base simple, qui rappelle d’ailleurs une nouvelle de Rosemarie Di Salvo datant de 1982. On se dit que cela cause de changement et de frustration. Mais aussi de paranoïa et d’affirmation de sa différence. Il faut dire que Carrère pousse le principe de la dénégation très loin, jusqu’aux bords du phénomène psychiatrique. Le voyage à Hong Kong est une volontaire perte de soi, rendue nécessaire par le fait que les autres vous rendent étranger.

 

Sur le ton de la bizarrerie, il installe une ambiance de plus en plus pesante, grâce à des détails alimentant la paranoïa du personnage et semant le doute chez le spectateur, comme par exemple les photos de Bali. Certains trouveront la pirouette finale un peu facile, mais elle n’explique peu de choses, même pour qui y adhère.

 

Vincent Lindon est donc la victime de cette amusante réflexion sur des retrouvailles peu probables avec soi-même, comme un grand nettoyage de printemps nécessaire à un stade de la vie. Il n’a jamais été aussi subtil dans son jeu, et donne au film un troublant parfum de perdition.  

 

Olivier Bachelard

21:46 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Les acteurs sont excellents (surtout VIncent L.) mais il est vrai que le scénario est vraiment bizarre. Surtout la fin !!! Toujours pas compris !!!

Écrit par : vincentdenancy | 13/01/2007

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