28/01/2007

Beware of Darkness [Georges Harrison - 1970]

Original English lyrics / Traduction française

 

Watch out now, take care

Beware of falling swingers (1)

Dropping all around you

The pain that often mingles (2)

In your fingertips

Beware of darkness

 

Watch out now, take care

Beware of the thoughts that linger

Winding up inside your head (3)

The hopelessness around you

In the dead of night

 

Beware of sadness

It can hit you

It can hurt you

Make you sore and what is more

That is not what you are here for (4)

 

Watch out now, take care

Beware of soft shoe shufflers (5)

Dancing down the sidewalks

As each unconscious sufferer

Wanders aimlessly

Beware of Maya (6)

 

Watch out now, take care

Beware of greedy leaders (7)

They take you where you should not go

While weeping Atlas cedars (8)

They just want to grow, grow and grow

Beware of darkness (beware of darkness)

Fais attention, prends garde

Méfie-toi des danseurs qui tombent (1)

Qui tombent autour de toi

La peine qui se mélange souvent (2)

Au bout de tes doigts

Méfie-toi de l'obscurité

   

Fais attention, prends garde

Méfie-toi des pensées tenaces

Qui te reviennent sans cesse en tête (3)

Le désespoir autour de toi

Au coeur de la nuit

 

Méfie-toi de la tristesse

Elle peut te toucher

Elle peut te blesser

Te faire mal, et même plus

Et ce n'est pas pour ça que tu es là (4)

 

Fais attention, prends garde

Méfie-toi des glandeurs (5)

Qui dansent sur les trottoirs

Comme chaque victime insouciante

Qui erre sans but

Méfie-toi de la Mâyâ (6)

 

Fais attention, prends garde

Méfie-toi des marchands de bonheur (7)

Ils t'emmènent là où tu ne devrais pas aller

Pendant que les cèdres pleureurs de l'Atlas (8)

Veulent seulement croître, croître et encore croître

Méfie-toi de l'obscurité (Méfie-toi de l'obscurité)

 

(1)   falling swingers peut aussi parler de personnes à la mode, « In », ceux qui essaient tout, sans avoir peur de la nouveauté. Dropping all around you indique qu’il s’agit plutôt de danseurs qui tombent réellement.

(2)   The pain that often mingles in your fingertips est difficile à comprendre, malgré le contexte. Cela pourrait dire les différentes / mauvaises sensations qui se mélangent, la peine palpable, que l’on peut presque toucher, à la limite de ce qui est autour de nous. in your fingertips indique plutôt que c’est ce que l’on ressent dans les doigts.

(3)   Winding up exprime une tension en augmentation, comme un ressort que l’on bande, jusqu’à l’éclatement. Les pensées tenaces qui s’amoncellent et nous font péter les plombs.

(4)   On n’est pas là, sur terre, pour souffrir, se laisser blesser.

(5)   soft shoes shufflers au sens littéral signifie des personnes qui dansent vraiment très bien mais dans ce contexte, cela parle d’une jeunesse, de glandeurs et faux-culs qui vous amadouent, sont gentils avec vous dans le but de vous voler ou vous tromper, des gens qui sous des apparences sympathiques vous veulent en réalité du mal.

(6)   The Maya / La Mâya : plus positivement que l'usage ne nous le laisse supposer, Mâyâ signifie magie, donc tout autant tromperie que créativité. Dans la philosophie spéculative védique [Ensemble des croyances et des comportements rituels qui se sont développés en Inde], la Mâyâ est l'illusion d'un monde physique que notre conscience considère comme la réalité.

(7)   greedy leaders ou marchands de bonheur, guides avides, qui en ce début des années 70, promettaient monts et merveilles à une jeunesse (soft shoes shufflers) avide de changer de vie à n'importe quel prix.

(8)   weeping Atlas cedars. Il existe une variété de cèdres pleureurs, à l’instar des saules. Une des variétés d’ornement les plus connues est le « cèdre bleu », Cedrus atlantica 'Glauca', qui existe aussi en forme d'arbre pleureur, Cedrus atlantica 'Glauca pendula'.

 

19:06 Écrit par C'est bon, je poste. dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : musique, paroles de chanson, georges harrison, traduction |  Facebook |

20/01/2007

Marilyne Canto dans « Poison d’avril »

Marilyne CantoHier sur Arte, un téléfilm sans autre prétention que de faire réfléchir au pouvoir des médias. Au pouvoir qui peut être extrêmement tendancieux en période préélectorale.

Nombreuses images d’archive où l’on voit Jacques Chirac, Lionel Jospin et bien entendu Le Pen, détestable trouble fête. Rappelez-vous : Le Pen au second tour et les électeurs de gauche obligés de voter Chirac. C’était en 2002 !

 

L’histoire en quelques mots :

« Début mars 2002. Simon, arriviste cynique, est engagé comme directeur de l’information d’une chaîne de télévision, avec pour mission de reprendre en main la rédaction en période d’élection présidentielle et de faire remonter l’audience. Il a posé ses condition : les pleins pouvoir. »

 

« Dans ce film politiquement incorrect, avec Olivier Gourmet et Bruno Todeschini, le réalisateur William Karel décortique les pratiques d’une rédaction d’une chaîne de télé lors de la campagne des présidentielles de 2002. Certains y sont prêt à tout pour faire grimper l’audimat. Une pure fiction ? »

 

La distribution d’acteur est de bonne qualité (Olivier Gourmet, Bruno Todeschini, Anne Brochet, Patrick Deschamps, Valérie Leboutte et Marilyne Canto). Cette dernière n’apparaît pas longtemps mais suffisamment que pour avoir envie d’en savoir plus.

 

Marilyne Canto dans le vent

Marilyne Canto de biais

Marilyne Canto tout sourire2

Marilyne Canto tout sourire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Aperçue chez Ruiz, Doillon ou Klapisch, la douce Marilyne Canto se révèle très à l'aise dans le registre de la fantaisie, comme l'ont prouvé ses prestations dans les comédies farfelues d'Herve Le Roux : Grand Bonheur en 1993 et On appelle ça... le printemps en 2001. Pierre Salvadori ne s'y trompe pas, qui lui confie en 2003 le rôle de la petite amie excédée de Daniel Auteuil dans Après vous. Trois ans plus tard, elle campe une juge d'instruction tout aussi opiniâtre que sa collègue Isabelle Huppert dans le corrosif L'Ivresse du pouvoir de Claude Chabrol. Assistante de Philippe Garrel sur Le Coeur fantôme en 1996, elle a par ailleurs signé deux courts-métrages : Nouilles en 1987, et, en 2005, Fais de beaux rêves, dans lequel elle joue aux côtés de celui qui est aussi son partenaire à la ville, Antoine Chappey. »

 

Sources :

Quelques films dans lesquels Marilyne Canto a joué :

  • L'Ivresse du Pouvoir - 2005
  • Folle embellie - 2004
  • Après Vous - 2003
  • Les femmes... ou les enfants d'abord - 2002
  • Edouard est Marrant - 2001
  • Le Lait de la tendresse humaine - 2001
  • C'est la vie - 2001

14:45 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : docu-fiction, pouvoir, politique, election, audimat |  Facebook |

13/01/2007

Rétrospective Werner Herzog

http://www.cinebel.be/fr/film/1001454-Rétrospective-Werner-Herzog.htm

 

Aguirre, la colère de Dieu« Herzog est un réalisateur de films de fiction et de documentaires qui, fin des années ‘60, formait le coeur de la Nouvelle vague du cinéma allemand avec Wim Wenders, Alexander Kluge et Rainer Werner Fassbinder. Aguirre, la colère de Dieu, avec un Klaus Kinski exubérant dans le rôle principal, est le film avec lequel Werner Herzog atteindra la reconnaissance internationale. Herzog porte une attention particulière aux détails d’une réalité chaotique qui, en même temps, illustrent sa quête perpétuelle des fissures dans ce qu’il décrit comme: « la fine couche de glace que nous nommons civilisation.»

 

Herzog est à Bruxelles cette semaine et présente même, ce soir, ce monument de sa filmographie : Aguirre, la colère de Dieu - Aguirre, der Zorn Gottes (1972). Il est en personne à Flagey et j’aurais bien aimé y aller. C’était sans compter sur une fatigue sans commune mesure qui m’a accompagné toute la semaine.

 

Pourquoi j’ai adoré ce film ? D’abord, il y a l’indescriptible Klaus Kinsky en conquistador à la recherche de l'Eldorado. Ensuite le scénario et le lieu de tournage : un portrait d'utopiste mégalomane et des paysages de vertige, à couper le souffle. Puis il y a ce réalisateur, Werner Herzog, visionnaire. Enfin, la musique : envoûtante, ample, mystérieuse de Popol Vuh.

 

Un chef d’œuvre dont j’aurais aimé applaudir de toutes mes forces le réalisateur, ce samedi.

21:14 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : popol vuh, klaus kinsky, aguirre |  Facebook |

09/01/2007

Fawlty Towers

J’ai entrepris de visionner les 12 épisodes des aventures de Basil Fawlty, gérant de l’hôtel délirant « Fawlty Towers ». Ca m’occupe déjà depuis quelques soirées, chaque épisode durant 30 minutes.

Hier était le dernier épisode. Ensuite, les interviews complémentaires de John Cleese qui a coécrit les scénarios avec sa femme à l’époque, Connie Booth.

 

J’ai mal aux côtes de rire et me suis même pris une crise d’asthme.

 

Contre les idées noires, rien de tel qu’un peu de « Fawlty Towers ». 1975 était un grand cru pour l’humour anglais. Et John Cleese explique d'ailleurs très bien pourquoi ça a marché: matériel double de ce qu'on trouve aujourd'hui dans l'humour de base. Du premier choix !!

11:06 Écrit par C'est bon, je poste. dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : john cleese, connie booth, monthy python |  Facebook |

05/01/2007

J’ai vu des rois serviles [Georges Moustaki]

Voici ce que j’écoute en ce moment. Des années que je ne l’avais plus entendue !

 

J'ai vu des rois serviles et des mendiants superbes

J'ai respiré des roses au creux des mauvaises herbes

Et j'ai senti le vent sur mon visage imberbe

 

Fils d'un fleuve tranquille et d'une forêt vierge

Arbre déraciné je vais de berge en berge

Sans jamais m'arrêter à l'une ou l'autre auberge

 

J'ai traversé la terre sans jamais rendre compte

De ma faim de ma soif de ma peur de ma honte

N'attendez pas ce soir que je vous les raconte

 

C'est pour toi mon amie ma douloureuse absente

Pour conjurer l'oubli c'est pour toi que je chante

Avant de retrouver ma route nonchalante

 

J'ai vu des rois serviles et des mendiants superbes

J'ai respiré des roses au creux des mauvaises herbes

Et j'ai senti le vent sur mon visage imberbe

Dam dam dam di dam dam dam

 

21:12 Écrit par C'est bon, je poste. dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paroles de chanson, musique, poesie, georges moustaki |  Facebook |

04/01/2007

La moustache

Curieux film que je viens de visionner. Schizophrénie relevant de la psychiatrie ? Perdition ? Exploration de sa propre solitude ? Incapacité à discerner la réalité ? Aucune explication ne détient la vérité. Une partie sans doute. Vraiment bizarre, ce scénario.

 

La moustache

Le vent du changement.

 

Emmanuelle Carrère lui-même n’est pas sûr du sujet de son film. Il affirme ne pas détenir les clés de cette histoire à la base simple, qui rappelle d’ailleurs une nouvelle de Rosemarie Di Salvo datant de 1982. On se dit que cela cause de changement et de frustration. Mais aussi de paranoïa et d’affirmation de sa différence. Il faut dire que Carrère pousse le principe de la dénégation très loin, jusqu’aux bords du phénomène psychiatrique. Le voyage à Hong Kong est une volontaire perte de soi, rendue nécessaire par le fait que les autres vous rendent étranger.

 

Sur le ton de la bizarrerie, il installe une ambiance de plus en plus pesante, grâce à des détails alimentant la paranoïa du personnage et semant le doute chez le spectateur, comme par exemple les photos de Bali. Certains trouveront la pirouette finale un peu facile, mais elle n’explique peu de choses, même pour qui y adhère.

 

Vincent Lindon est donc la victime de cette amusante réflexion sur des retrouvailles peu probables avec soi-même, comme un grand nettoyage de printemps nécessaire à un stade de la vie. Il n’a jamais été aussi subtil dans son jeu, et donne au film un troublant parfum de perdition.  

 

Olivier Bachelard

21:46 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/01/2007

Renaissance

Pierre AttaingnantSi comme moi vous aimez la musique de luth, je vous recommande ces « Prélude, chansons & danses » de Pierre Attaingnant (ca. 1494 – 1551/52), merveilleusement interprétés par Hopkinson Smith. Du pur bonheur. Toute la beauté de cette musique réside dans sa gaîté tranquille. Un régal.

23:56 Écrit par C'est bon, je poste. dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : luth |  Facebook |