25/04/2007

Lady Chatterley (et l'homme des bois)

Lady ChatterleyJe voulais voir ce film depuis longtemps. J’avais besoin de cette merveilleuse charge sensuelle, érotique, de la lenteur et de la justesse du récit. De la délicatesse aussi.

J’ai beaucoup aimé ce film, trop rare à mon goût.

 

Lady Chatterley

De : Pascale Ferran [d’après le roman de David Herbert Lawrence]

Avec : Marina Hands, Jean-Louis Coulloc’h, Hippolyte Girardot, Hélène Alexandridis, Hélène Fillières

L'histoire est connue: celui de l'amour contrarié entre deux personnes que leur origine sociale sépare. L'action se déroule au lendemain de la première guerre mondiale, de laquelle Sir Chatterley, bourgeois anglais grand teint, est revenu paralysé, désormais contraint de se déplacer en fauteuil roulant. Confinée dans leur vaste domaine, soumise au puritanisme doublement décrépit d'un homme dont les valeurs, en même temps que son corps, viennent d'être invalidées par le carnage de la guerre, sa femme s'évade de plus en plus souvent en forêt. Elle y rencontre Parkin, le garde-chasse, et finit par s'éprendre passionnément de cet homme d'extraction modeste, aussi secret qu'entier, cette dernière qualité étant en la circonstance non négligeable. La transposition de Pascale Ferran ne tire pas ses qualités du parfum de scandale provoqué, à l'époque, par la charge érotique du roman. Le film tient au contraire tout entier dans la manière, admirable, dont est mis en scène leur insensible rapprochement, surmonté le grand écart social, culturel et physique qui fonde la mutuelle attirance de la belle fiévreuse et de la brute suspicieuse.

 

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