01/07/2007

Trop belle pour toi

Trop belle pour toiUn film de Bertrand Blier.

Avec : Gérard Depardieu, Josiane Balasko, Roland Blanche, Carole Bouquet, François Cluzet

 

Une petite perle douce et sensible, qui a eu la grande patience de m’attendre.

Le personnage de Carole Bouquet est trop parfait, sublime. Mais ce n’est pas de sa faute.

Celui de Josiane Balasko est attendrissant. La beauté se trouve à l’intérieur. Dans le métro, on ne voit qu’elle. Subtil jeu de la caméra à la 23ème minute.

 

« C’est marrant. J’ai toujours su que j’étais ordinaire. Pourtant, ça ne m’a jamais gêné. Je veux dire : avec les hommes, je me suis toujours sentie bien. Bien dans mon corps, bien dans ma tête. Avec des chagrins bien sûr. Tout le monde a des chagrins. J’aurais préféré être belle ; je ne prétendrais pas le contraire mais j’ai quand même connu du bonheur. C’est merveilleux les hommes, tu sais ? Quand ils se relâchent, quand tout à coup ils deviennent lourds, sans défense. La mémoire des femmes, c’est leur épaule. C’est là où ça se passe. »

00:30 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : amour, beaute, sensualite, douceur, tendresse |  Facebook |

Commentaires

Cela me fait penser à Yolande MOREAU, LA Yolande (des Deschiens).

Bien à toi,

Écrit par : Eric | 02/07/2007

Bas (résilles) - Boeufs (gros)- Bis (couleur) - Baux (et non beaux) - Bus (jusqu'à la lie) Tout le monde est dupe,
et c'est cette duperie qui nuit à la relation naturelle de chacun.


Ne sommes-nous pas aliénés par cette pensée que l'on existe dans le regard de l'autre ? Que l'on agit pour défier les autres et non pour se faire plaisir à soi-même que l'on aime ? Tout le monde cherche à culpabiliser l'autre ; en réaction défensive vraisemblablement. Avide de supériorité superficielle, chacun cherche en effet à exhiber sinon à arborer sa possession, sa réussite, son existence sociale devenant son blason (son blasphème ?), alors que ce n'est autre que sa prison (le prix de sa raison ?).

"Le chemin de mille pas commence par un pas", ainsi que l'écrit simplement Lao tse. Tout est là : faire ce pas, qu'il soit de fourmi, de souris, de chou, de Poucet ou de géant. Faire un pas pour prendre puis reprendre le pas, pour devancer et surprendre, pour se surprendre soi-même dans la pleine jouissance de son soi. J'aime cela.
Bien évidemment, on peut sombrer dans l'excès inverse, et ainsi revendiquer haut et fort, par provocation ou violence, sa différence, en délimitant sa marginalité.
C'est pourquoi, il s'agit de trouver le juste milieu...

Il n'y a pas qu'un seul chemin, conventionnellement balisé, dramatiquement (classiquement) stylisé, qui mène au bonheur et à la joie de vivre un peu plus chaque jour. Il y en a des milliers, même s'il faut certaines fois traverser des ronciers, faire marche arrière devant une impasse, rebrousser chemin donc, s'extirper de marécages putrides ou moribonds à l'hiver de sa nuit, traverser des cols réputés inaccessibles, vivre des tempêtes de sable interminables, plonger dans les brumes de l'oubli, se dissoudre dans l'euphorie artificielle d'une facilité polluée par la fausseté, se leurrer sans jamais parvenir à se convaincre, sinon être certain de cultiver le faux-semblant.
Nous sommes chacun un Ulysse de la vie. Belle Odyssée que celle qu'il nous est offerte de vivre.

Faire un pas, voilà. C'est ça !
videz la lie de vos amertumes, relisez votre bail avec vous-même, prenez des couleurs, évitez les lâchetés et savourez la beauté qui chaque jour s'invite au voyage, s'investit dans votre Odyssée.
C'est un conseil que j'aimerais bien dire régulièrement à des enlisés de la vie qui végétent autour de moi dans l'attente d'une retraite même pas confortable mais apaisante à tout le moins, car alors, les excuses sont faciles à édicter !

Etre belle et rebelle, plutôt que moche et re-moche, comme disent certaines.
Dites-vous que le problème n'en est pas un quand on sait que beaucoup sont celles et ceux qui ne fonctionnent qu'au premier degré. Alors la beauté, ils ne la lisent qu'avec les yeux, aveugles qu'ils sont de leur propre conscience, lobotomisés par le "bien penser"- "le bien cons-sommés" de la Société à laquelle ils ont vendu leur âme pour s'offrir encore et encore de petits crédits-Sésame pour leurs dernières acquisitions... "Hé ! t'as vu mon dernier MP4 ? Et ton GPS, c'est quoi ? Quoi tu n'as pas le dernier écran large plat et raplapla ? Oh !". NO COMMENT.

La beauté est bien celle de l'esprit. La beauté est celle des petits gestes. La beauté est celle de la présence en pensées. La beauté est plurielle, continue, pour qui sait la deviner, la lire, la vivre. Ouiiii !
Cependant, en cette époque adulatrice de l'image, l'intelligence doit rester cachée, et l'esprit en marge, sinon hors jeu. Or... la marge n'est-elle pas cet espace libre qui relie les pages entre-elles ? (<- Merci Monsieur Godard).

Écrit par : Kouskah | 02/07/2007

bonjour journal 57 je me souviens très très bien du film et de cette déclaration de Josiane B. Rappelle moi : c'est lorsqu'elle reçoit Gérard D. dans sa maison avec sa vieille robe de chambre ? J'ai aimé ce fillm. Pour le reste, indépendamment de la beauté intérieure - je préfère la courtoisie du coeur - une petite tête bien faite et un beau sourire, ça ouvre quand même pas mal de porte qu'on le veuille ou non, et même si c'est injuste pour les autres.

Écrit par : discrète | 03/07/2007

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