21/09/2007

Conte d'automne

Feuilles-cerisier-automne-goutte-de-pluie

Hier soir, Arte a eu l’excellente idée de programmer et diffuser le conte d’Eric Rohmer, avec Béatrice Romand, Marie Rivière, Alain Libolt,  Didier Sandre...

Un moment délicieux que je me faisais un plaisir de revoir, car j’aime ce rythme, le jeu, les dialogues – qui parfois sont récités sans que cela m’ait trop gêné – l’atmosphère et les décors. Quels décors ! Ca sent bon l’arrière saison et sa douce chaleur en déclin du sud de la France.

L’automne, c’est aussi ma saison préférée pour ses couleurs. Je ne vois que ça et me fiche qu’en Belgique  il fasse froid et peu lumineux. C’est la page qui se tourne, la valse des anniversaires d’amis. J’aime bien.

 

En bref : « Magali, viticultrice de quarante cinq-ans, se sent isolée dans sa campagne depuis que son fils et sa fille sont partis. Une de ses amies, Isabelle, lui cherche à son insu un mari. Quant a Rosine, la petite amie de son fils, elle veut lui presenter son ancien professeur de philosophie, Etienne, avec qui elle a eu une liaison. Etienne lui deplaît immediatement, tandis qu'elle se sent tout de suite attirée par Gerald, le choix d'Isabelle. »

08:22 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rohmer, quarantaine, solitude, couple, arte, automne, choix |  Facebook |

17/09/2007

Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis

Un air de famille

Petite phrase tirée du film programmé sur France2 hier soir.

 

Un air de famille – Cédric Klapisch [1996]

Un petit bijou tant les rôles sont taillés dans la caricature. Un Henri (Jean-Pierre Bacri) aigri et ronchon au possible, me faisant rire en continu par sa mauvaise humeur grotesque, un Philippe (Wladimir Yordanoff) épouvantable d’égocentrisme, une Yolande (Catherine Frot au jeu impeccable, plus vrai que nature) déconcertante de bêtise qu’elle en devient attendrissante, une Betty (Agnès Jaoui) à la langue bien pendue, un Denis (Jean-Pierre Darroussin) sublime dans son rôle au dos rond et une mère (Claire Maurier) coincée dans ses principes d’une autre époque. Rien que du beau monde, la famille Ménard ! Mettez le tout sous pression dans un bistrot ringard et vous avez une perle.

J’avais vu ce petit chef d’œuvre, huis clos jubilatoire, il y a quelques temps déjà et l’ai revu avec plus de plaisir encore. J’ai vraiment beaucoup rit, seul dans mon lit, et m’en suis étonné. Un rire franc ondulant au rythme des sorties viscérales de Jean-Pierre Bacri, excellentissime dans son rôle dévastateur.

 

« Une excellente comédie aux personnages bien dessinés, aux dialogues savoureux et rythmés. Une réussite » titre le supplément « Zap » du quotidien « Le Soir ».

A voir, revoir et revoir encore pour notre plus grand plaisir !

09:13 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : comedie, bacri, jaoui, darroussin, huis clos, rire, jubilation, klapisch, frot, famille |  Facebook |

14/09/2007

Cœurs [Alain Resnais - 2006]

Alain Resnais - Coeur

Un film que je me suis enfin offert de découvrir. Très beau et quel casting ! Le rêve : Sabine Azéma, Isabelle Carré, Laura Morante, Pierre Arditi, André Dussollier, Lambert Wilson. Amusant également ce quatuor retrouvé - Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussollier et Lambert Wilson – qui apparaissaient déjà dans « On connait la chanson » du même réalisateur, en 1997, avec un Dussolier de nouveau dans la peau d’un agent immobilier.

Ce film me parle d’autant plus que l’action se déroule dans le nouveau quartier de Paris que j’ai découvert. Et puis il y a la magie qui se dégage du jeu excellent des acteurs. Merci Alain Resnais pour ce beau cadeau sensible et interpellant.

 

En deux mots :

« Dan, militaire récemment déchargé de ses fonctions, sombre dans l'alcoolisme pour échapper à toute vie sociale. Sa fiancée Nicole s'obstine malgré tout à croire en leur couple. Gaëlle cherche désespérément l'amour, mais toutes ses tentatives restent vaines. Son frère Thierry, agent immobilier, est très attiré par sa collègue Charlotte qui entretient avec lui un jeu pervers masqué par une attitude dévouée et pieuse. Quant à Lionel, il lutte contre la solitude en partageant sa vie entre son activité de barman et l'attention accordée à son père Arthur, un vieillard invalide et hargneux. »

08:44 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : azema, carre, morante, arditi, dussollier, wilson, resnais, bercy |  Facebook |

12/08/2007

Dialogue avec mon jardinier

Dialogue avec mon jardinier« Dialogue avec mon jardinier », de Jean Becker avec Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin, Elodie Navarre, Fanny Cattençon, Alexia Barlier, Hiam Abbass et Elodie Navarre.

 

L’histoire en quelques mots :

Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire fait retour aux sources et revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse. Autour de la bâtisse s'étend un assez grand terrain qu'il n'aura ni le goût, ni le talent d'entretenir.

Aussi fait-il appel à candidature, par voie d'annonce locale. Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé. Il sera le jardinier.

Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d'abord l'intrigue puis l'émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde...

 

Ce film est beau, lumineux ; il met en scène deux vies très différentes et exprime un bel échange ; le citadin « monsieur Pinceau » qui se rend compte que la vie peut être belle même lorsqu’elle est simple, et son ami jardinier, « monsieur Jardin », interprété par Jean-Pierre Darroussin, est attendrissant de sincérité, par son humour franc, permanent, et la luminosité de ses raisonnements simples mais si vrais !

Et puis il y a cette peinture qu’on n’explique pas car elle doit être ressentie. Les émotions ne s’expliquent pas ; elles se doivent d’être vécues.

 

C’est un film à voir, absolument ! Et surtout, ne vous étonnez-pas d’être submergé à votre tour par des bouffées de bonheur ; ce sera la preuve que vous êtes en vie.

 

01/07/2007

Trop belle pour toi

Trop belle pour toiUn film de Bertrand Blier.

Avec : Gérard Depardieu, Josiane Balasko, Roland Blanche, Carole Bouquet, François Cluzet

 

Une petite perle douce et sensible, qui a eu la grande patience de m’attendre.

Le personnage de Carole Bouquet est trop parfait, sublime. Mais ce n’est pas de sa faute.

Celui de Josiane Balasko est attendrissant. La beauté se trouve à l’intérieur. Dans le métro, on ne voit qu’elle. Subtil jeu de la caméra à la 23ème minute.

 

« C’est marrant. J’ai toujours su que j’étais ordinaire. Pourtant, ça ne m’a jamais gêné. Je veux dire : avec les hommes, je me suis toujours sentie bien. Bien dans mon corps, bien dans ma tête. Avec des chagrins bien sûr. Tout le monde a des chagrins. J’aurais préféré être belle ; je ne prétendrais pas le contraire mais j’ai quand même connu du bonheur. C’est merveilleux les hommes, tu sais ? Quand ils se relâchent, quand tout à coup ils deviennent lourds, sans défense. La mémoire des femmes, c’est leur épaule. C’est là où ça se passe. »

00:30 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : amour, beaute, sensualite, douceur, tendresse |  Facebook |

25/04/2007

Lady Chatterley (et l'homme des bois)

Lady ChatterleyJe voulais voir ce film depuis longtemps. J’avais besoin de cette merveilleuse charge sensuelle, érotique, de la lenteur et de la justesse du récit. De la délicatesse aussi.

J’ai beaucoup aimé ce film, trop rare à mon goût.

 

Lady Chatterley

De : Pascale Ferran [d’après le roman de David Herbert Lawrence]

Avec : Marina Hands, Jean-Louis Coulloc’h, Hippolyte Girardot, Hélène Alexandridis, Hélène Fillières

L'histoire est connue: celui de l'amour contrarié entre deux personnes que leur origine sociale sépare. L'action se déroule au lendemain de la première guerre mondiale, de laquelle Sir Chatterley, bourgeois anglais grand teint, est revenu paralysé, désormais contraint de se déplacer en fauteuil roulant. Confinée dans leur vaste domaine, soumise au puritanisme doublement décrépit d'un homme dont les valeurs, en même temps que son corps, viennent d'être invalidées par le carnage de la guerre, sa femme s'évade de plus en plus souvent en forêt. Elle y rencontre Parkin, le garde-chasse, et finit par s'éprendre passionnément de cet homme d'extraction modeste, aussi secret qu'entier, cette dernière qualité étant en la circonstance non négligeable. La transposition de Pascale Ferran ne tire pas ses qualités du parfum de scandale provoqué, à l'époque, par la charge érotique du roman. Le film tient au contraire tout entier dans la manière, admirable, dont est mis en scène leur insensible rapprochement, surmonté le grand écart social, culturel et physique qui fonde la mutuelle attirance de la belle fiévreuse et de la brute suspicieuse.

 

26/03/2007

La vie des autres - Das leben der anderen

La vie des autres - Das leben der anderenUn film excellent que j’ai vu vendredi passé, avec mon ami MB, du réalisateur Florian Henckel-Donnersmarck. Un chef d’œuvre. Il suffit de lire les critiques sur www.cinebel.be pour s’en rendre compte. Plébiscité à 92% par le public, pour 39 votes !

Il faut aussi souligner que ce film provoque des réactions bizarres auprès du public… qui a applaudi (!!).

Applaudir un film en salle est suffisamment exceptionnel que pour être relevé. Je crois que ça m’est arrivé 4 ou 5 fois dans toute ma vie. Mais je ne suis pas un rat des salles, il est vrai…

 

Au début des années 1980, en Allemagne de l’Est, l’auteur à succès Georges Dreyman et sa compagne, l’actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l’élite des intellectuels de l’Etat communiste, même si, secrètement, il n’adhèrent aux idées du parti. Le Ministère de la Culture commence à s’intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission d’observer le couple. Tandis qu’il progresse dans l’enquête, ils le fascinent de plus en plus…

 

Source : http://www.cinebel.be/fr/film/1000526-La-Vie-des-autres.htm

 

C’est l’histoire d’un homme qui doute, tiraillé entre son bon fond et les rouages de la police, la Stasi. Un homme qui sait où ses gestes vont le mener. C’est l’histoire de toute une génération d’artistes obligés de rentrer dans les rangs pour pouvoir exercer leur art.

11:26 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : repression, stasi, communisme, police |  Facebook |

02/03/2007

Our daily bread

Our daily breadMercredi 28 février 2007 : cinéma avec mon ami MB. Un film cérébral sans parole. Rare de nos jours.

 

Notre pain quotidien - Our daily bread (Unser Täglich Brot) de Nikolaus Geyrhalter

 

Bienvenue dans le monde de la production industrielle de nourriture et de l'agriculture high-tech. […], des espaces monumentaux, des paysages surréalistes, des sons étranges, un environnement froid et industriel qui laisse peu de place à l'individu. Là, des femmes et des hommes, des animaux, des récoltes et des machines jouent un rôle précis dans la logistique de ce système qui fournit à notre société sa nourriture.

 

Source : http://www.cinebel.be/fr/film/15844-Notre-pain-quotidien.htm

 

Je suis sorti de la salle un peu barbouillé, surtout par les longues séquences de « préparation » des animaux. Il est possible que j’aie un autre regard sur ce que je mangerai désormais.

 

Réaction de MB :

Salut Journal57 !

 

Super "Notre pain quotidien" ! Après reflexion, j'ai trouvé cela un film très intelligent.

On dit que "Une image vaut mille mots", mais ici on est en présence de "Millions d'images qui résument notre lot".

Au moins on a appris quelque chose...

19:07 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, industrie, agriculture |  Facebook |

11/02/2007

Beignets de tomates vertes [1991]

Une petite perle à voir ou revoir, ce soir sur Arte à 20H40.

 

Beignets de tomates vertesLa rencontre d'une Américaine dépressive et d'une vieille retraitée, avec rebellion timide, repas partagés et récit d'amitié en miroir.

 

Américaine au foyer dans une petite ville de l'Alabama, Evelyn Couch déprime et s'empiffre de sucreries. Ed, son mari, n'a plus qu'une occupation : la télévision. Chaque semaine, Evelyn rend visite à une vieille parente pensionnaire d'une maison de retraite. C'est là qu'elle rencontre Ninny Threadgoode, une vieille dame extraordinairement vive et gaie, qui va lui redonner sa joie de vivre et sa dignité

10:00 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gaite, dignite, souvenirs, vieillesse, racisme, tolerance, amerique, ku klux klan |  Facebook |

10/02/2007

The Queen

C’est le titre du film que je suis allé voir hier avec mon ami MB.

Pas un monument du cinéma mais tout de même une réflexion sur la vie terriblement programmée d’une reine.

The Queen

Dimanche 31 août 1997: Diana, princesse de Galles, ex-épouse de l'héritier de la Couronne britannique, meurt des suites d’un accident de voiture survenu sous le pont de l’Alma à Paris. Si la disparition de la femme la plus célèbre du monde plonge la planète dans la stupeur, elle provoque en Grande-Bretagne un désarroi sans précédent. Alors qu'une vague d'émotion et de chagrin submerge le pays, Tony Blair, élu à une écrasante majorité au mois de mai précédent, sent instantanément que quelque chose est en train de se passer, comme si le pays tout entier avait perdu une soeur, une mère ou une fille. Au château de Balmoral en Ecosse, Elizabeth II reste silencieuse, distante, apparemment indifférente…

 

Lire la suite : http://www.cinebel.be/fr/film/1000848-The-Queen.htm

 

Helen Mirren joue divinement cette reine « obligée » de vivre sa vie, ou son rôle devrait-on dire. Un rôle que je ne pourrais supporter de jouer dans la vie réelle.

22:23 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tony blair, diana, elizabeth ii, obligations |  Facebook |

20/01/2007

Marilyne Canto dans « Poison d’avril »

Marilyne CantoHier sur Arte, un téléfilm sans autre prétention que de faire réfléchir au pouvoir des médias. Au pouvoir qui peut être extrêmement tendancieux en période préélectorale.

Nombreuses images d’archive où l’on voit Jacques Chirac, Lionel Jospin et bien entendu Le Pen, détestable trouble fête. Rappelez-vous : Le Pen au second tour et les électeurs de gauche obligés de voter Chirac. C’était en 2002 !

 

L’histoire en quelques mots :

« Début mars 2002. Simon, arriviste cynique, est engagé comme directeur de l’information d’une chaîne de télévision, avec pour mission de reprendre en main la rédaction en période d’élection présidentielle et de faire remonter l’audience. Il a posé ses condition : les pleins pouvoir. »

 

« Dans ce film politiquement incorrect, avec Olivier Gourmet et Bruno Todeschini, le réalisateur William Karel décortique les pratiques d’une rédaction d’une chaîne de télé lors de la campagne des présidentielles de 2002. Certains y sont prêt à tout pour faire grimper l’audimat. Une pure fiction ? »

 

La distribution d’acteur est de bonne qualité (Olivier Gourmet, Bruno Todeschini, Anne Brochet, Patrick Deschamps, Valérie Leboutte et Marilyne Canto). Cette dernière n’apparaît pas longtemps mais suffisamment que pour avoir envie d’en savoir plus.

 

Marilyne Canto dans le vent

Marilyne Canto de biais

Marilyne Canto tout sourire2

Marilyne Canto tout sourire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Aperçue chez Ruiz, Doillon ou Klapisch, la douce Marilyne Canto se révèle très à l'aise dans le registre de la fantaisie, comme l'ont prouvé ses prestations dans les comédies farfelues d'Herve Le Roux : Grand Bonheur en 1993 et On appelle ça... le printemps en 2001. Pierre Salvadori ne s'y trompe pas, qui lui confie en 2003 le rôle de la petite amie excédée de Daniel Auteuil dans Après vous. Trois ans plus tard, elle campe une juge d'instruction tout aussi opiniâtre que sa collègue Isabelle Huppert dans le corrosif L'Ivresse du pouvoir de Claude Chabrol. Assistante de Philippe Garrel sur Le Coeur fantôme en 1996, elle a par ailleurs signé deux courts-métrages : Nouilles en 1987, et, en 2005, Fais de beaux rêves, dans lequel elle joue aux côtés de celui qui est aussi son partenaire à la ville, Antoine Chappey. »

 

Sources :

Quelques films dans lesquels Marilyne Canto a joué :

  • L'Ivresse du Pouvoir - 2005
  • Folle embellie - 2004
  • Après Vous - 2003
  • Les femmes... ou les enfants d'abord - 2002
  • Edouard est Marrant - 2001
  • Le Lait de la tendresse humaine - 2001
  • C'est la vie - 2001

14:45 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : docu-fiction, pouvoir, politique, election, audimat |  Facebook |

13/01/2007

Rétrospective Werner Herzog

http://www.cinebel.be/fr/film/1001454-Rétrospective-Werner-Herzog.htm

 

Aguirre, la colère de Dieu« Herzog est un réalisateur de films de fiction et de documentaires qui, fin des années ‘60, formait le coeur de la Nouvelle vague du cinéma allemand avec Wim Wenders, Alexander Kluge et Rainer Werner Fassbinder. Aguirre, la colère de Dieu, avec un Klaus Kinski exubérant dans le rôle principal, est le film avec lequel Werner Herzog atteindra la reconnaissance internationale. Herzog porte une attention particulière aux détails d’une réalité chaotique qui, en même temps, illustrent sa quête perpétuelle des fissures dans ce qu’il décrit comme: « la fine couche de glace que nous nommons civilisation.»

 

Herzog est à Bruxelles cette semaine et présente même, ce soir, ce monument de sa filmographie : Aguirre, la colère de Dieu - Aguirre, der Zorn Gottes (1972). Il est en personne à Flagey et j’aurais bien aimé y aller. C’était sans compter sur une fatigue sans commune mesure qui m’a accompagné toute la semaine.

 

Pourquoi j’ai adoré ce film ? D’abord, il y a l’indescriptible Klaus Kinsky en conquistador à la recherche de l'Eldorado. Ensuite le scénario et le lieu de tournage : un portrait d'utopiste mégalomane et des paysages de vertige, à couper le souffle. Puis il y a ce réalisateur, Werner Herzog, visionnaire. Enfin, la musique : envoûtante, ample, mystérieuse de Popol Vuh.

 

Un chef d’œuvre dont j’aurais aimé applaudir de toutes mes forces le réalisateur, ce samedi.

21:14 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : popol vuh, klaus kinsky, aguirre |  Facebook |

04/01/2007

La moustache

Curieux film que je viens de visionner. Schizophrénie relevant de la psychiatrie ? Perdition ? Exploration de sa propre solitude ? Incapacité à discerner la réalité ? Aucune explication ne détient la vérité. Une partie sans doute. Vraiment bizarre, ce scénario.

 

La moustache

Le vent du changement.

 

Emmanuelle Carrère lui-même n’est pas sûr du sujet de son film. Il affirme ne pas détenir les clés de cette histoire à la base simple, qui rappelle d’ailleurs une nouvelle de Rosemarie Di Salvo datant de 1982. On se dit que cela cause de changement et de frustration. Mais aussi de paranoïa et d’affirmation de sa différence. Il faut dire que Carrère pousse le principe de la dénégation très loin, jusqu’aux bords du phénomène psychiatrique. Le voyage à Hong Kong est une volontaire perte de soi, rendue nécessaire par le fait que les autres vous rendent étranger.

 

Sur le ton de la bizarrerie, il installe une ambiance de plus en plus pesante, grâce à des détails alimentant la paranoïa du personnage et semant le doute chez le spectateur, comme par exemple les photos de Bali. Certains trouveront la pirouette finale un peu facile, mais elle n’explique peu de choses, même pour qui y adhère.

 

Vincent Lindon est donc la victime de cette amusante réflexion sur des retrouvailles peu probables avec soi-même, comme un grand nettoyage de printemps nécessaire à un stade de la vie. Il n’a jamais été aussi subtil dans son jeu, et donne au film un troublant parfum de perdition.  

 

Olivier Bachelard

21:46 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

31/12/2006

Calendar Girls

Calendar GirlsUn film délicieux que je viens seulement de découvrir. Bien plus qu’une comédie.

 

« Calendar Girls relate les événements intervenants dans la vie d'un groupe de femmes quadragénaires, pleines d'entrain et originaires du Yorkshire, qui décident de renoncer à la confection de gâteaux ou à l'organisation de fêtes pour poser nues dans un calendrier en faveur d'une oeuvre caritative, ce qui leur vaut une renommée internationale. Publié au bénéfice du Fonds de recherche contre la leucémie, le calendrier a fait les grands titres dans le monde entier et a permis de recueillir plus d'un demi million de livres. Calendar Girls nous montre la détermination et le charme dont font preuve ce groupe d'amies alors qu'elles ne réalisent pas vraiment à quoi elles s'engagent. »

 

Source : Cinébel - http://www.cinebel.be/fr/film/10444-Calendar-Girls.htm

16:57 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/12/2006

Je vais bien, ne t’en fais pas.

ma16761Hier soir, sortie seul en vie pour aller voir le très beau film « Je vais bien, ne t’en fais pas. ». J’ai tellement attendu qu’on m’accompagne qu’il n’est plus joué qu’à l’Actor’s Studio. Petite sortie en solitaire qui devrait avoir lieu plus souvent.

 

Très bon film français. Le scénario est intelligent. Je le croyais invraisemblable jusqu’à ce que le copain de Lili (Superbe Mélanie Laurent, époustouflante et pleine d’avenir) dise aux parents « Mais vous êtes fous ?! ». Alors, tout s’éclaire sur le chemin que peut nous faire parcourir la douleur. J'ai aimé que le père nous encourage à nous interroger sur le sens de notre existence que la plupart d’entre nous trouvons ordinaire, banale. Les parents devaient souffrir à un point tel qu’ils aient eu envie de fuir la réalité.

 

Chapeau. 

13:03 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : melanie laurent |  Facebook |

22/10/2006

Une liaison pornographique

Pfilm5176543486062Un film qui n’a rien à voir avec son titre et qui exprime tant de bonheur et de questionnements, et de souffrances aussi au bout du compte. La vie, quoi !

 

Si vous ne l’avez pas vu, louez-le et ne soyez pas bloqué par le titre. C’est infiniment plus subtil que ça.

 

12:10 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : une liaison pornographique |  Facebook |

30/08/2006

Loose Change 2nd edition

Je viens de voir « Loose Change 2nd edition », de Dylan Avery. J’avoue que, comme la plupart des gens, j’ai pensé que ce qui a été dit et écrit à propos de 911 (11 septembre 2001) jusqu’à ce jour est sans doute vrai car ça a été étudié et recoupé de 36 façons.

Et bien, à la vue de ce documentaire, je ne sais plus quoi penser.

On est prévenu : il faut se faire sa propre opinion. Alors j’essaie de chercher sur le net des indices qui me permettraient de comprendre, ce qui serait seulement possible ou plausible.

 

Il faut voir ce documentaire. Le générique l’annonce sans ambiguïté : le film est libre de droit et il est conseillé de le copier et de le distribuer largement. Je l’ai vu en DIVX, en anglais avec sous-titres français.

 

En gros, ça raconte ceci :

The documentary you are about to see, Loose Change [2nd Edition ReCut], will prove that what happened on September 11, 2001 was no act done by nineteen hijackers affiliated with Al Qaeda, nor a plan implemented by Osama Bin Laden. Instead, the infamous event was a cold, calculated, and malicious attack on the American people carried out by a group of tyrants ready and willing to do whatever it takes to keep their strangled hold on this country; 9/11 was a self-inflicted wound.

 

Liens :

http://www.loosechange911.com/ Le film et les sous-titres peuvent être téléchargés dans la section « Download ».

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_du_complot_sur...

 

http://reopen911.online.fr/

 

Evidemment, il y a aussi eu la version « Pentagon » de Thierry Meyssan du Réseau Voltaire, dans « L'effroyable imposture ». Celle-ci a été descendue par les tirs groupés d’une large portion des médias. Mais ce documentaire « Loose Change 2nd edition » remet le couvert, cette fois avec moult détails 100% américains. Et tente de démonter chaque détail de ce drame, site par site.

 

A voir absolument.

21:54 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2005

Nobody knows

En quelques lignes :

Quatre enfants vivent paisiblement avec leur mère dans un petit appartement à Tokyo. Ils sont tous de pères différents et ne sont jamais allés à l'école. Le propriétaire ignore même l’existence de trois d’entre eux. Un jour, leur mère disparaît en laissant un peu d’argent et un mot à l’attention de l’aîné pour qu’il s’occupe de ses frères et sœurs. Cruellement abandonnés, les quatre enfants parviennent à survivre dans leur petit monde en se fixant leurs propres règles. Mais quand ils sont confrontés au monde extérieur, le fragile équilibre qu'ils avaient préservé s'effondre.

 

Journal57 : Il ne peut rien arriver de bon à des enfants abandonnés par leur mère égoïste et irresponsable mais c’est raconté tout en finesse et lenteur. Il faut aimer ce genre de rythme. C'est mon cas. Le fait que les enfants ne pleurent jamais est plutôt interpellant. Serait-ce la part du Japon qui reste inaccessible à l’Européen que je suis ?

 

L’avis du critique de La Libre Belgique :

Un fait divers authentique - quatre enfants de 5 à 12 ans ont vécu seuls dans un appartement, sans argent, eau, électricité, après avoir été abandonnés par leur mère - a inspiré au réalisateur Japonais Kore-eda Hirokazu un film à hauteur d'enfants, qui imagine les événements de leur point de vue exclusivement. Il s'en dégage une oeuvre imbibée de tristesse mais la gravité cohabite avec l'insouciance, le drame avec la poésie, la monotonie avec la tendresse. Un film distant, délicat, tragique qui a beaucoup de charme. 2h21.

20:54 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, kore-eda hirokazu, abandon |  Facebook |

05/09/2005

Blueprint

Ce soir sur Arte, "Blueprint ", un film de Rolf Schübel.

Se sachant atteinte d’une maladie incurable, la célèbre pianiste Iris Sellin a réussi à se faire cloner et a mis au monde une petite Siri qui, comme elle le désirait, devient à son tour une brillante interprète. Mais le lien si fort qui unit Siri à sa mère résistera-t-il à l’épreuve de la vérité ?

Synopsis

Au Canada, dans un futur proche. Le premier contact entre Siri et Greg, quelque part dans l’immensité canadienne, a quelque chose d’insolite. Mais tandis que Greg, lors de la deuxième rencontre, commence déjà à s’attacher à cette fille solitaire, Siri le tient à distance et se replonge dans ses souvenirs, d’où émerge aussitôt l’histoire de sa mère, Iris Sellin. Brillante pianiste qui ne vit que pour sa carrière de concertiste, Iris apprend un jour qu’elle est atteinte d’une sclérose en plaques et n’a désormais plus qu’un seul désir : prolonger son talent au-delà de sa mort en se faisant cloner. Elle convainc un chercheur canadien, le docteur Fisher, de tenter l’expérience, tout en lui faisant promettre le secret absolu. Iris donne effectivement naissance à une fille et dès son plus jeune âge, Siri fait preuve à son tour d’un indéniable talent de musicienne. L’enfant est très attachée à sa mère et travaille le piano avec ardeur pour lui plaire. Mais le docteur Fisher veut tirer gloire de cette expérience de clonage si bien réussie. Il révèle toute la vérité au cours d’une conférence de presse et détruit à tout jamais la vie de Siri. Au moment où celle-ci rencontre Greg, dans la solitude choisie pour fuir une vérité inacceptable, elle apprend aussi que sa mère est mourante. Aura-t-elle le temps de se réconcilier avec elle ?
 
Ca n'a pas l'air mal. Je vais probablement le regarder...

19:27 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clonage |  Facebook |