17/09/2007

Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis

Un air de famille

Petite phrase tirée du film programmé sur France2 hier soir.

 

Un air de famille – Cédric Klapisch [1996]

Un petit bijou tant les rôles sont taillés dans la caricature. Un Henri (Jean-Pierre Bacri) aigri et ronchon au possible, me faisant rire en continu par sa mauvaise humeur grotesque, un Philippe (Wladimir Yordanoff) épouvantable d’égocentrisme, une Yolande (Catherine Frot au jeu impeccable, plus vrai que nature) déconcertante de bêtise qu’elle en devient attendrissante, une Betty (Agnès Jaoui) à la langue bien pendue, un Denis (Jean-Pierre Darroussin) sublime dans son rôle au dos rond et une mère (Claire Maurier) coincée dans ses principes d’une autre époque. Rien que du beau monde, la famille Ménard ! Mettez le tout sous pression dans un bistrot ringard et vous avez une perle.

J’avais vu ce petit chef d’œuvre, huis clos jubilatoire, il y a quelques temps déjà et l’ai revu avec plus de plaisir encore. J’ai vraiment beaucoup rit, seul dans mon lit, et m’en suis étonné. Un rire franc ondulant au rythme des sorties viscérales de Jean-Pierre Bacri, excellentissime dans son rôle dévastateur.

 

« Une excellente comédie aux personnages bien dessinés, aux dialogues savoureux et rythmés. Une réussite » titre le supplément « Zap » du quotidien « Le Soir ».

A voir, revoir et revoir encore pour notre plus grand plaisir !

09:13 Écrit par C'est bon, je poste. dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : comedie, bacri, jaoui, darroussin, huis clos, rire, jubilation, klapisch, frot, famille |  Facebook |

12/08/2007

Dialogue avec mon jardinier

Dialogue avec mon jardinier« Dialogue avec mon jardinier », de Jean Becker avec Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin, Elodie Navarre, Fanny Cattençon, Alexia Barlier, Hiam Abbass et Elodie Navarre.

 

L’histoire en quelques mots :

Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire fait retour aux sources et revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse. Autour de la bâtisse s'étend un assez grand terrain qu'il n'aura ni le goût, ni le talent d'entretenir.

Aussi fait-il appel à candidature, par voie d'annonce locale. Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé. Il sera le jardinier.

Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d'abord l'intrigue puis l'émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde...

 

Ce film est beau, lumineux ; il met en scène deux vies très différentes et exprime un bel échange ; le citadin « monsieur Pinceau » qui se rend compte que la vie peut être belle même lorsqu’elle est simple, et son ami jardinier, « monsieur Jardin », interprété par Jean-Pierre Darroussin, est attendrissant de sincérité, par son humour franc, permanent, et la luminosité de ses raisonnements simples mais si vrais !

Et puis il y a cette peinture qu’on n’explique pas car elle doit être ressentie. Les émotions ne s’expliquent pas ; elles se doivent d’être vécues.

 

C’est un film à voir, absolument ! Et surtout, ne vous étonnez-pas d’être submergé à votre tour par des bouffées de bonheur ; ce sera la preuve que vous êtes en vie.