25/04/2007

Lady Chatterley (et l'homme des bois)

Lady ChatterleyJe voulais voir ce film depuis longtemps. J’avais besoin de cette merveilleuse charge sensuelle, érotique, de la lenteur et de la justesse du récit. De la délicatesse aussi.

J’ai beaucoup aimé ce film, trop rare à mon goût.

 

Lady Chatterley

De : Pascale Ferran [d’après le roman de David Herbert Lawrence]

Avec : Marina Hands, Jean-Louis Coulloc’h, Hippolyte Girardot, Hélène Alexandridis, Hélène Fillières

L'histoire est connue: celui de l'amour contrarié entre deux personnes que leur origine sociale sépare. L'action se déroule au lendemain de la première guerre mondiale, de laquelle Sir Chatterley, bourgeois anglais grand teint, est revenu paralysé, désormais contraint de se déplacer en fauteuil roulant. Confinée dans leur vaste domaine, soumise au puritanisme doublement décrépit d'un homme dont les valeurs, en même temps que son corps, viennent d'être invalidées par le carnage de la guerre, sa femme s'évade de plus en plus souvent en forêt. Elle y rencontre Parkin, le garde-chasse, et finit par s'éprendre passionnément de cet homme d'extraction modeste, aussi secret qu'entier, cette dernière qualité étant en la circonstance non négligeable. La transposition de Pascale Ferran ne tire pas ses qualités du parfum de scandale provoqué, à l'époque, par la charge érotique du roman. Le film tient au contraire tout entier dans la manière, admirable, dont est mis en scène leur insensible rapprochement, surmonté le grand écart social, culturel et physique qui fonde la mutuelle attirance de la belle fiévreuse et de la brute suspicieuse.

 

27/02/2007

La lecture et moi

Salon du livreAutant le dire tel quel : en matière de littérature, je suis un vrai naze. J’ai eu quelques passes pendant lesquelles je lisais assez bien de nouvelles, romans etc. Ce sont des exceptions. Je ne comprends pas ce j’ai à ne pas pouvoir me concentrer sur des œuvres littéraires.

Je lis énormément de revues spécialisées (scientifiques, techniques), de journaux, d’articles d’anticipation politique. Du sérieux et de l’immédiat, essentiellement. Des ouvrages d’art aussi (architecture, peinture, métiers).

 

Pourtant, le livre est à l’honneur cette semaine et j’envie les gens qui ont le don de dénicher l’œuvre qui va les faire vibrer pour un moment. Je suis un peu jaloux de leur culture.

J’ai vraiment envie de retrouver la sérénité de ces moments magiques pendant lesquels je dévorais et vibrais à mon tour. Mon père lisait énormément, était curieux de tout et très cultivé. Il adorait autant la littérature que la musique. Deux passions dont une seule m’a été transmise.

Moi, j’ai décidé de prendre une orientation technique, par mes études tout d’abord, dans ma vie professionnelle ensuite.

 

Lire est, au sens noble du terme, une passion que je n’ai pas. Mon père a du se lamenter en me voyant me désintéresser de cette activité cérébrale. J’aimerais qu’un jour la magie fasse son effet, que j’abandonne la futilité de l’immédiat

 

Cependant, tout n’est pas si sombre. Il y a les vacances qui se rapprochent. Les problèmes resteront à Bruxelles et j’ose imaginer que je prendrai le temps de lire. Pour lire, je ne dois ressentir aucun stress.

20:26 Écrit par C'est bon, je poste. | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : litterature, livre, lire, lecture, envie, serenite |  Facebook |