12/08/2007

Dialogue avec mon jardinier

Dialogue avec mon jardinier« Dialogue avec mon jardinier », de Jean Becker avec Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin, Elodie Navarre, Fanny Cattençon, Alexia Barlier, Hiam Abbass et Elodie Navarre.

 

L’histoire en quelques mots :

Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire fait retour aux sources et revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse. Autour de la bâtisse s'étend un assez grand terrain qu'il n'aura ni le goût, ni le talent d'entretenir.

Aussi fait-il appel à candidature, par voie d'annonce locale. Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé. Il sera le jardinier.

Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d'abord l'intrigue puis l'émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde...

 

Ce film est beau, lumineux ; il met en scène deux vies très différentes et exprime un bel échange ; le citadin « monsieur Pinceau » qui se rend compte que la vie peut être belle même lorsqu’elle est simple, et son ami jardinier, « monsieur Jardin », interprété par Jean-Pierre Darroussin, est attendrissant de sincérité, par son humour franc, permanent, et la luminosité de ses raisonnements simples mais si vrais !

Et puis il y a cette peinture qu’on n’explique pas car elle doit être ressentie. Les émotions ne s’expliquent pas ; elles se doivent d’être vécues.

 

C’est un film à voir, absolument ! Et surtout, ne vous étonnez-pas d’être submergé à votre tour par des bouffées de bonheur ; ce sera la preuve que vous êtes en vie.

 

25/04/2007

Lady Chatterley (et l'homme des bois)

Lady ChatterleyJe voulais voir ce film depuis longtemps. J’avais besoin de cette merveilleuse charge sensuelle, érotique, de la lenteur et de la justesse du récit. De la délicatesse aussi.

J’ai beaucoup aimé ce film, trop rare à mon goût.

 

Lady Chatterley

De : Pascale Ferran [d’après le roman de David Herbert Lawrence]

Avec : Marina Hands, Jean-Louis Coulloc’h, Hippolyte Girardot, Hélène Alexandridis, Hélène Fillières

L'histoire est connue: celui de l'amour contrarié entre deux personnes que leur origine sociale sépare. L'action se déroule au lendemain de la première guerre mondiale, de laquelle Sir Chatterley, bourgeois anglais grand teint, est revenu paralysé, désormais contraint de se déplacer en fauteuil roulant. Confinée dans leur vaste domaine, soumise au puritanisme doublement décrépit d'un homme dont les valeurs, en même temps que son corps, viennent d'être invalidées par le carnage de la guerre, sa femme s'évade de plus en plus souvent en forêt. Elle y rencontre Parkin, le garde-chasse, et finit par s'éprendre passionnément de cet homme d'extraction modeste, aussi secret qu'entier, cette dernière qualité étant en la circonstance non négligeable. La transposition de Pascale Ferran ne tire pas ses qualités du parfum de scandale provoqué, à l'époque, par la charge érotique du roman. Le film tient au contraire tout entier dans la manière, admirable, dont est mis en scène leur insensible rapprochement, surmonté le grand écart social, culturel et physique qui fonde la mutuelle attirance de la belle fiévreuse et de la brute suspicieuse.